Le Québec n’a jamais eu autant besoin de main-d’oeuvre

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Confronté à une pénurie de main d’oeuvre, le Québec aura 1,4 million de postes à pourvoir d’ici 2026. Notamment en raison du départ en retraite des baby-boomers. 251.000 emplois seront également créés pour répondre à l’augmentation de l’activité.

Le Québec conforte son image « d’eldorado de l’emploi ». Selon un récent rapport du ministère du Travail local, 1,4 million d’emplois seront à pourvoir dans la province canadienne sur la période 2017-2026. Soit l’équivalent du tiers de la population active occupée actuellement. Le Journal du Québec va même jusqu’à parler d’une « vague historique d’emplois » qui va s’abattre sur la région francophone. Un « tsunami », renchérit le quotidien.

Comment expliquer un tel besoin de main-d’œuvre? Essentiellement par le départ en retraite des baby-boomers. En effet, 1,18 million de travailleurs expérimentés auront quitté le marché de l’emploi d’ici 2026. Mais ce phénomène devrait diminuer d’intensité à compter de 2022. Les 251.000 emplois restants seront quant à eux des créations nettes.

« Cette forte demande de main-d’œuvre s’inscrit dans un contexte où, de 2017 à 2026, le Québec connaîtra une diminution de la taille de sa population âgée de 15 à 64 ans. Amorcée depuis 2014, cette décroissance se poursuivra sur toute la période de prévision. Ayant un effet négatif sur l’offre de main-d’œuvre, elle apparaît ainsi comme l’un des principaux facteurs qui entraîneront une rareté de main-d’œuvre sur le marché du travail », précise le rapport.

Les jeunes et les immigrants pour répondre à la demande de main-d’oeuvre
Selon les prévisions du ministère du Travail québécois, l’offre de main-d’œuvre sur la période 2017-2026 proviendra en grande partie des jeunes actuellement aux études (54%) et des personnes immigrantes qui s’établiront au Québec au cours des années à venir (22%), la région étant déjà, avec un taux de chômage autour des 5%, quasiment au plein-emploi.

Dans une moindre mesure, des gains sont également attendus grâce à la hausse du taux d’activité des 15 à 64 ans qui devraient représenter 12% de la nouvelle main-d’œuvre. Elle sera enfin complétée à hauteur de 7% par les personnes âgées de 65 ans ou plus et par les personnes au chômage qui intégreront le marché du travail (4%).

Si l’offre totale de main-d’œuvre devrait être suffisante pour répondre à la demande, « des situations de rareté qui toucheront davantage certains métiers et professions dans certains secteurs et dans certaines régions », sont tout de même à prévoir, prévient le ministère du Travail.

Des emplois majoritairement hautement qualifiés

La majeure partie des emplois créés seront « hautement qualifiés », c’est-à-dire qu’ils exigeront au minimum « un diplôme d’études collégiales » (équivalent d’un niveau Licence 2 ou Licence 3 en France). La part des emplois hautement qualifiés au Québec passera ainsi de 46,6% en 2016 à 49,5% en 2026 (+241.900). Les emplois peu qualifiés diminueront eux tant en nombre qu’en proportion pour représenter 33,5% du total (contre 36% aujourd’hui) et les emplois qualifiés 17,1% (contre 17,4%).

Enfin, le secteur de la vente et des services continuera d’employer près d’un quart de la main d’œuvre (21,5%, +53.900 emplois), devant le secteur des affaires, de la finance et de l’administration (environ 15%). Les professions liées aux sciences naturelles et appliquées et domaines apparentés connaîtront l’expansion la plus importante avec 61.400 emplois créés entre 2017 et 2026, soit 24,5% des créations totales.

Source : Camerounweb.com

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