Le président de l’Assemblée nationale chez le Mogho Naaba : La question de l’incivisme s’invite aux échanges

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Le président de l’Assemblée nationale chez le Mogho Naaba : La question de l’incivisme s’invite aux échanges

Salifou Diallo et son équipe ont été accueillis par le Larlé Naaba et le Poé Naaba sur le perron du palais. Avant d’être conduits dans la salle d’audience où le chef des lieux, le Mogho Naaba, les y a rejoints. Outre le président du parlement, la délégation comptait trois vice-présidents que sont Bénéwendé Sankara, 1er vice-président, Juliette Bonkoungou, la 3e vice-présidente, et la 5e vice-présidente, Salamata Konaté/Ouattara. Les hôtes du jour sont venus avec des posters contenant la liste exhaustive des députés qu’ils ont remis au Mogho Naaba. Question de lui permettre de se faire « une idée de la représentation nationale ».

Le président de l’Assemblée nationale chez le Mogho Naaba : La question de l’incivisme s’invite aux échangesAprès une trentaine de minutes d’échanges, le patron du parlement burkinabè exprime la satisfaction de la représentation nationale « d’avoir accompli cette tâche qui était incompressible ». Il s’agissait, dit-il, de venir exprimer leur gratitude au Mogho Naaba pour sa contribution à la recherche de la paix sociale dans notre pays. « Le Mogho Naaba nous a prodigué des conseils, surtout dans le vote des lois en faveur du peuple et surtout en faveur de la paix sociale et de lutter contre l’incivisme qu’il perçoit dans notre pays aujourd’hui. Voici le sens de notre visite de ce matin et nous voudrons ici saluer le rôle de tous les responsables coutumiers à travers le pays, qui font toujours montre d’accompagnement et de soutien à la paix et au progrès dans notre pays
Incivisme », a déclaré Salifou Diallo à l’issue des échanges.

Le président de l’Assemblée nationale chez le Mogho Naaba : La question de l’incivisme s’invite aux échangesS’agissant de la question de l’incivisme, Salifou Diallo a précisé que la restauration de l’autorité de l’Etat incombe au gouvernement, à l’exécutif, mais pas au parlement. « Nous avons des lois assez claires, transparentes pour le maintien de l’ordre au Burkina Faso et nous appelons effectivement le gouvernement à appliquer ces lois dans le respect strict de la volonté populaire qui se manifeste à travers la loi », a-t-il souligné avant d’ajouter que « s’il y a lieu de légiférer à nouveau pour renforcer le maintien de la paix et de la culture du civisme, nous allons y procéder ».
En tous les cas, le Mogho Naaba a émis le vœu de voir les élus nationaux s’investir pleinement dans la lutte contre ce phénomène qui va grandissant. Et qui n’est pas seulement l’apanage des jeunes.

Moussa Diallo
Lefaso.net

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