Le G8 veut renforcer la lutte contre Aqmi au Sahel

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Le Groupe d’action antiterroriste des pays du G8 tient une réunion au Mali, afin de proposer des améliorations dans la lutte coordonnée contre Aqmi dans la région sahélienne.

Des représentants du G8 (États-Unis, Russie, Japon, Canada, France, Grande-Bretagne, Italie et Allemagne) et des pays de la région sahélienne (Maroc, Mauritanie, Niger, Burkina Faso, Sénégal, Nigeria notamment) ainsi que de l’Union européenne (la Suisse, l’Espagne et l’Australie) se réunissent à compter du mercredi 13 octobre à Bamako, pour étudier les moyens de lutter contre Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).

Le Groupe d’action antiterroriste des pays du G8 (CTAG, créé en 2003 pour accroître les capacités de la lutte contre le terrorisme) propose de « faire progresser une prise de conscience » quant à l’importance du renforcement et de la coordination des opérations antiterroristes dans la bande sahélo-saharienne, selon une source diplomatique de la région.

Cette réunion qui a rassemblé plusieurs experts sur le sujet prendra fin jeudi. La rencontre intervient alors que sept otages dont cinq Français, un Malgache et un Togolais, sont détenus par Aqmi depuis le 16 septembre dernier. Enlevés à Arlit, au Niger, ils se trouveraient désormais dans la région de Timétrine (nord-est du Mali).

« Enjeu terroriste » au Mali

Le ministre malien des Affaires étrangères, Moctar Ouane, a estimé que cette réunion était « une marque d’estime et de confiance de la communauté internationale » envers le Mali. Le pays est un des principaux lieux d’action d’Aqmi et, selon la même source diplomatique, le fait de tenir la réunion à Bamako est « une façon de montrer qu’il y a un enjeu terroriste » au Mali.

L’Algérie, conviée à participer à cette rencontre, n’est pas représentée. Elle estime en effet que la lutte contre Aqmi est l’affaire des seuls pays du Sahel concernés et ne souhaite pas l’implication de pays extérieurs à cette zone géographique.

Les pays en présence comptent aborder la question du contrôle des frontières et du rôle que peuvent jouer dans la lutte antiterroriste l’Union africaine et la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao). (Avec AFP)

 

Jeune Afrique