Le 13e FESTIMA à la recherche d’une meilleure sauvegarde des masques

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Le top départ de la 13e édition du Festival international des masques  et des arts (FESTIMA)  a été donné ce samedi 27 février 2016 à Dédougou dans la Boucle de Mouhoun. La cérémonie présidée par le ministre de la culture a eu lieu au stade régional et a été marquée par une grande parade des masques venus de plusieurs régions du Burkina et des pays de la sous-région, notamment le Bénin, le Togo, le Mali, la Côte d’Ivoire et le Sénégal.

La 13e édition du FESTIMA marque les 20 ans de l’Association pour la sauvegarde des masques (ASAMA),  structure organisatrice du festival. 20 ans d’existence qui se fêtent mais qui sont aussi l’occasion de faire un bilan et de se projeter dans l’avenir.

 A cet effet,  la réflexion se tourne vers les moyens de sauvegarde des masques dans un monde en pleine mutation. D’où le thème principal de l’édition, « créer les infrastructures de sauvegarde du masque ».

Pour secrétaire exécutif, Tankien Dayo, «un grand chemin a été parcouru. Le festival est devenu une manifestation qui regroupe au-delà de nos frontières».

« L’ASAMA est la seule structure reconnue comme  ONG de consultation officielle par l’Unesco au Burkina pour le rôle majeure qu’elle joue dans la sensibilité des communautés dans la valorisation de ses traditions », ajoute-t-il.

Quant aux infrastructures de sauvegarde de masques, il s’agit, selon toujours le secrétaire exécutif, de réfléchir et de trouver des habitats adéquats de conservation et de valorisation de ce patrimoine.

Le 13e FESTIMA à la recherche d’une meilleure sauvegarde des masques

Tankien Dayo, secrétaire exécutif de l’association pour la sauvegarde des masques

« Quand on regarde l’état des maisons habitats des masques,  c’est comme l’habitat où nos communautés étaient avant (…).  Et puis en tant qu’Africains, nous avons changé. Nous devons changer nos modes de conservation de ces traditions et utiliser des infrastructures plus adéquates pour les préserver durablement », estime Tankien Dayo. 

Prenant l’exemple des temples bouddhistes en Asie qui  sont comme des lieux de pèlerinage,  comme des mosquées ou des églises, il lance un appel  à toutes les communautés qui ont en partage ces  pratiques à prendre soin des maisons de conservation de ce patrimoine afin que ce soit non seulement mieux conservé, mais également que la jeune génération ait un regard respectueux des traditions et les valoriser à leur tour.

A cet effet, le meilleur des projets de conservation et de valorisation présenté par les communautés sera récompensé pour inciter  aux bonnes pratiques en la matière.

Le parrain Mamadou Bonkoungou et le ministre des arts et de  la culture, Tahirou Barry, ont fait la promesse d’accompagner l’association pour la consolidation des infrastructures et des acquis.

Revelyn SOME

Burkina24


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