«L’Afrique ou la mort» : Kemi Séba démarre sa tournée africaine par le Burkina

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Le président de l’Urgences panafricanistes, Kemi Séba est à Ouagadougou depuis ce lundi 20 août. Le Panafricaniste Bénino-sénégalais est au pays des Hommes intègres dans le cadre d’une tournée africaine pour présenter son livre «L’Afrique libre ou la mort». Accueilli dans la soirée de ce lundi par Hervé Ouattara, président du mouvement Citoyens Africains pour la renaissance le (CAR), Kemi Séba estime que «le réveil du peuple est plus que jamais présent».

C’est dans une ferveur que le panafricaniste Kemi Séba a été accueilli à l’aéroport international de Ouagadougou dans la soirée de ce lundi 20 août 2018 par ses pairs. Cet accueil selon lui, est la parfaite illustration que son combat politique trouve des oreilles attentives. «L’Istérique qui existe chez certains présidents africains est une erreur. Certains nous prennent pour ennemi sous prétexte que nous nous attaquons à l’impérialisme peut-être parce que certains sont des marionnettes de l’impérialisme mais il faut qu’ils comprennent que nous ne nous attaquons pas aux marionnettes mais aux marionnettistes. Et ceux qui ont fait des fortunes avec les marionnettistes risquent de perdre leurs richesses et c’est peut-être là que se trouve leurs inquiétudes», a lâché Kemi Séba.

En attendant de rencontrer les étudiants de Ouagadougou et e Bobo-Dioulasso, le dauphin de Thomas Sankara estime que le billet brulé à Dakar il y a un an, est une illustration du réveil de la jeunesse africaine. «Nous sommes dans la bonne voie et nous ne nous arrêterons que lorsque nous aurons fait en sorte que cette France-Afrique puisse cesser réellement. Certains pensent que c’est un combat impossible mais c’est bien souvent ceux qui ont compris que l’impossible est possible qui réussissent à faire bouger les lignes de l’histoire. Depuis 1945, aucun des présidents français ne s’étaient prononcés sur les problématiques liées à la souveraineté africaine. Il le faut aujourd’hui non pas qu’ils sont d’accord avec nous mais parce qu’ils constatent qu’il y a une effervescence au sein de cette jeunesse africaine par rapport à cette problématique et c’est la preuve que nous sommes dans la bonne voie. Je n’ai peur que de Dieu et je préfère mourir pour mon peuple», clame Kemi Séba.  

Kemi Séba animera une conférence de presse ce mercredi 22 août au Centre de presse Norbert Zongo à Ouagadougou où il présentera son livre. Il échangera avec les étudiants Burkinabè de Ouagadougou et de Bobo-Dioulasso en cours de semaine et rendra également visite aux autorités burkinabè.

Fasozine