Lac Tchad : 92 militaires tués par Boko Haram

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Lac Tchad : 92  militaires tués par Boko Haram

Attaque surprise perpétrée par les éléments de Boko Haram, le lundi 23 mars 2020 à Bouma, une localité du Lac Tchad. Près de 92 soldats ont été tués. Ce bilan effroyable se présente comme l’une des plus lourdes pertes enregistrées par l’armée Tchadienne. Une armée tchadienne pourtant réputée être un modèle dans la lutte contre les forces du mal. Pour la riposte, le président Déby a décidé de rester dans la localité pour diriger en personne les opérations militaires.

Secoués par la pandémie du coronavirus, les pays africains et en particulier le Tchad peine à trouver des solutions pour stopper sa propagation. Et malgré cette difficulté, les terroristes ont décidé d’en rajouter en faisant, encore, parler la poudre. En effet, une embuscade tendue par les éléments de Boko Haram a surpris l’armée tchadienne à Bouma, dans la localité du lac Tchad et a coûté la vie à environ 92 soldats. Ce bilan effroyable infligé à l’armée Tchadienne se présente comme l’une des plus lourdes pertes enregistrées.

Ce mouvement islamiste, insurgé depuis une décennie, continue d’écumer le bassin du Lac Tchad pour semer la terreur. Au moment même où certains observateurs estimaient que la force de frappe du groupe était diminuée. Mais à travers cette attaque d’envergure, Boko Haram dont on disait à tort ou à raison que la puissance de nuisance a été réduite face la Force multinationale mixte (FMM), vient rappeler aux observateurs leur présence.

Avec cet acte, le groupe Boko Haram vient rappeler à ceux qui l’avaient pris pour mort de se raviser. Car il vient de frapper là où on l’attendait le moins surtout que les regards étaient tournés dans la recherche des solutions contre le covid-19. Et surtout avec cette réduction des effectifs de la base pour mener leur attaque. « Comme vous le savez, cette unité a été dégarnie un peu pour des raisons opérationnelles ailleurs » a reconnu Idriss Déby.

Face à cette situation à Bouma, le Président de la République au regard de l’ampleur des dégâts a décidé de prendre des mesures avec les chefs militaires en opération dans la zone. Parmi les consignes militaires et instructions, Idriss Déby a ordonné que l’armée soit équipée en hors-bord. « S’ils viennent en hors-bord et nous attaquent à pied, utilisons les mêmes moyens pour les attaquer dans leurs cachettes » a-t-il prévenu.

Le scénario de cette attaque est similaire à celui du camp de Chinagoder au Niger, mi-janvier 2020. Elle avait aussi couté la vie à une centaine de soldats nigériens. Le Tchad à travers son président a promis une vengeance contre ce groupe. Et pour montrer qu’elle sera de taille le chef de l’État a décidé de rester à Baga-Sola pour coordonner personnellement les opérations militaires de riposte. Ainsi dans les jours à venir, on verra ce que l’armée tchadienne donnera comme leçon à ce groupe qui continue d’endeuiller les familles.

C’est le lieu d’interpeller l’armée tchadienne à un sursaut d’orgueil pour faire oublier cette humiliation et surtout rassurer les habitants. Une occasion pour interpeller les uns et les autres que la lutte contre ce mal est permanente et sans le moindre épisode de répit. Il faut donc rester vigilant. Et l’espoir que l’armée tchadienne voulait apporter à la zone des trois frontières notamment entre le Burkina, le Niger et le Mali semblent être renvoyés aux calendes grecques.

Cette nouvelle attaque vient rappeler toute la nécessité de faire de la lutte contre l’insécurité, un combat continu. Car, en la matière, la moindre hésitation se paie cash. Donc, il faut de la prudence car personne ne sait sur quel pays, les virus du mal projetteront leur dévolu encore.

O.I

Lefaso.net

Source : lefaso.net

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