La SONAR-Bobo en « feu » : « Le personnel fait preuve de responsabilité » !

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Mercredi 05 octobre 2016. Comme d’habitude, les agents de la Direction régionale de la SONAR à Bobo-Dioulasso sont à leur poste de travail dès 7 Heures du matin. Tout allait bien quand soudain, à 10 Heures, une alerte au feu retentit. C’est le sauve qui peut ! Travailleurs de cette société d’assurance et clients se disputent les portes et les issues de secours. Le bâtiment est en feu. Une épaisse fumée noire envahie l’atmosphère. Les Sapeurs-pompiers sont tenus vite informés. Revivons la scène.

Les premiers clients de la Société nationale d’assurance et de réassurance (SONAR) sont accueillis dans les bureaux avec respect, sourire et considération. L’ambiance est au rendez-vous ! Çà et là, dans les compartiments sinistres, production auto et IRDT, les agents s’activent à satisfaire la clientèle. Dans les bureaux non encore sollicités, les occupants « savourent » leurs tasses de café, en attendant les éventuels clients.

Puis, le téléphone sonne dans un bureau. Le responsable des lieux décroche, répond aux préoccupations de l’appelant et raccroche. Sur le mur de ce bureau, bien en exergue, un écriteau avec ce message : « Pour vous servir, je reste serein, détendu, calme ».

Au Hall d’accueil, deux nouveaux clients font leur entrée, un civil et un corps habillé.

Au feu ! Au feu !

A peine ces deux clients ont-ils pris place dans le hall de la société que, de loin, on entendit une voix féminine crier : « Au feu ! Au feu ! ». Puis ce fût place à une « odeur de brûlé » qui, très vite se répandit dans l’atmosphère. Le hall alors éclairé, s’assombrit progressivement avec l’intensité de la fumée. C’est la débandade ! Certains occupants de la « maison SONAR », agents et clients, réussissent dans un réflexe de survie, à « s’extraire » du bâtiment, pour se regrouper devant le panneau de signalisation qui indique le lieu de rassemblement à la société.

Un appel au secours est vite lancé à la Brigade nationale des sapeurs-pompiers (BNSP) de Bobo-Dioulasso. La réaction est immédiate. Un véhicule incendie est immédiatement stationné devant la SONAR, presqu’en proie aux flammes et à la fumée. Pendant ce temps, la sirène d’alerte elle, continuait de retentir, attirant l’attention des passants. Tout autour du bâtiment « en feu », une foule de curieux ! Des interrogations, pour le moment sans réponses, fusent de partout : « Que s’est-il passé ? D’où provient ce feu ? », « J’espère que la SONAR elle-même est assurée ! »… Comme si elle avait été interpellée, une dame de répondre : « Du magasin, du magasin ! ».

Puis soudain, une silhouette jaillie de la fumée épaisse du hall. C’est celle d’un homme tenant dans ses bras une victime des flammes. Les secouristes déjà présents sur les lieux aident la victime à adopter la « situation demi-assise », le temps d’apprêter le brancard devant la transporter à l’ambulance pour l’hôpital.

Les soldats du feu à l’action

Pendant que les agents et autres clients du Bâtiment recherchent les sorties pour se tirer d’affaires, les Soldats du feu eux, prennent d’assaut le bâtiment en flammes. A l’aide de gros et longs tuyaux, ils « arrosent » tout sur leur passage. Objectif, venir à bout des flammes ! Dans la cour bondée de monde, un certain Emmanuel Ouédraogo procède à l’appel pour s’assurer qu’aucune victime ne se trouve encore dans les locaux.

« Simulation de sinistre »

Quelques temps après, le feu est maîtrisé par les pompiers. C’est alors que la victime qui était censée être à l’hôpital et ses secouristes font leur retour dans la cour de la SONAR. Les uns et les autres, surtout les témoins oculaires de « l’incendie » n’en reviennent pas. La prétendue victime est en pleine forme. Miracle ou mystère ?

La réponse appartient à Mamadou Paré, chef de la section administrative et comptable de la SONAR : « C’est une simulation de sinistre d’incendie pour savoir si la formation reçue par le personnel du service sur la gestion des incendies a été bien assimilée ». L’équipe de la BNSP quant à elle, par la voix de Georges Dioma, Chef du service de prévention de sinistres, a apprécié positivement la promptitude et le sens de responsabilité des acteurs dans la gestion de cette simulation dont ils n’avaient pas eu connaissance auparavant. En effet, dira-t-il : « Emmanuel Ouédraogo a bien joué son rôle de serre-file, au démarrage de l’incendie, l’occupante du local a eu le réflexe d’utiliser l’extincteur ». Toutefois, l’ensemble du personnel est invité à renforcer davantage sa capacité de gestion de sinistres. D’où promesse faite de leur dispenser une formation sur le volet secourisme les jours à venir.

Aminata SANOU/Stagiaire

Bayiri.com