La décision de rehausser les coûts des loyers de la municipalité divise les conseillers municipaux de Ouagadougou

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Ouagadougou (Burkina Faso) – Les conseillers municipaux de la commune de Ouagadougou sont actuellement divisés sur la décision de revoir à la hausse les loyers d’espaces et d’immeubles appartenant à la municipalité, a-t-on constaté.

Le sujet qui divise les conseillers municipaux de Ouagadougou a été évoqué d’abord par le groupe municipal Union pour le progrès et le changement (UPC, opposition).

Ce groupe publiait, le 6 avril, une déclaration suite à une série de délibérations proposées par le maire de la commune de Ouagadougou, relatives à des révisions de prix de loyers d’espaces et d’immeubles appartenant à la commune.

Le document signé du Président du groupe municipal UPC, Jean-Léonard Bouda qui a essayé de démontrer qu’une telle révision est suicidaire pour les commerçants dont certains risqueraient de fermer boutiques.

Deux jours plus tard, soit le samedi 8 avril 2017, le maire de la ville, Armand Roland Pierre Béouindé a réagi. Pour lui, il n’en est rien.

«C’est simplement des ajustements de prix par rapport à des contrats qui ont plus de 20 ans, par rapport à des espaces qui sont sous-loués au détriment des populations», indique Armand Beouindé, cité par le journal en ligne Burkina24.com.

Le bourgmestre de Ouagadougou qui réagissait sur le sujet, en marge d’une activité, a annoncé qu’une réponse plus officielle sera adressée aux conseillers UPC en fronde contre la révision des prix.

En attendant la réponse officielle du maire Béouindé, le groupe municipal UPC de Ouagadougou estime que «ces nouvelles tarifications, si elles sont entérinées puis votées en plénière, vont contraindre de nombreux commerçants ouagavilliois à fermer boutiques et le groupe municipal UPC se fait un devoir d’attirer l’attention de l’opinion publique : ces mesures vont contribuer à rendre la vie plus chère».

A titre d’exemples, le groupe a noté que dans la délibération numéro 1, les tarifs de location des boutiques numéro 1 à 13 sur l’avenue Charles de Gaulle passeront de 3 500 à 50 000 Francs CFA par mois, soit une augmentation de plus de 1 428 pour cent.

«Dans la deuxième délibération, le loyer des boutiques 1 à 26 du marché de Zogona passera de 2000 à 12 500 francs CFA par mois, soit 625 pour cent de taux d’augmentation», peut-on lire dans la déclaration.

Les contestataires des propositions d’augmentation ont donné d’autres exemples.

Ainsi, pour ce qui est des jardins communaux, le loyer du petit jardin de l’aéroport passera de 50 000 à 300 000 francs CFA par mois. Quant au jardin Ouaga Loudun, sa location passera de 400 000 à 1 million de francs.

Selon l’auteur de l’écrit, les délibérations ont été proposées par le maire, sans tenir compte des observations des autres membres de la commission ad ’hoc chargée de l’étude des prix.

Les propositions relatives à ces révisions de prix de loyers d’espaces et d’immeubles appartenant à la commune devraient être examinées et adoptées en commission qui a eu lieu le vendredi 7 avril 2017 à Ouagadougou.

ALK/od/APA

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