Koudougou : L’usine Faso Fani-JMD fonctionnera avec du gaz naturel liquéfié

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Koudougou : L’usine Faso Fani-JMD fonctionnera avec du gaz naturel liquéfié

Eddy Van Den Broke, Président-directeur général (P-DG) de la société Greenville LNG, a conduit une délégation de techniciens à Koudougou le dimanche 15 septembre 2019. Ils sont venus rassurer la population de l’ouverture très prochaine de l’usine qui sera en plus accompagnée de l’implantation d’une usine de production de gaz naturel liquéfié (GNL) à Koudougou pour approvisionner en énergie l’usine Faso Fani JMD, ex-Faso Fani. Le projet a été présenté aux chefs traditionnels de Songnam, au palais de Maasmè à Issouka.

La délégation a été reçue en audience par le chef d’Issouka, Naaba Saaga 1er, dans son palais, suivant la tradition Mossi, en présence des chefs de l’Association Songnaam de Koudougou, ainsi que d’autres chefs venus de Sabou et d’autres localités de la région. Une séance de travail dans la salle de conférence de la chefferie avec toutes les parties prenantes a permis ensuite aux visiteurs de présenter les activités menées par Greenville LNG au Nigeria et tous les avantages liés à l’utilisation du gaz liquéfié.


A l’issue de cet entretien qui a une fois de plus rassuré le public et les journalistes présents à la rencontre, le chef d’Issouka a salué cette démarche. « Ce fuel qui va s’ouvrir bientôt aidera beaucoup Koudougou, son usine et le reste du Burkina Faso. On le sait, ce qui élève les prix de vente de beaucoup de nos produits, c’est bien le coût de l’électricité. Elle rend nos produits incompétitifs sur le marché. Ça coûte très cher au Burkina Faso et cela ne facilite pas une promotion de nos productions. C’est une excellente idée de penser à cela avant la réouverture effective de l’usine et nous encourageons fortement les autorités du pays à les accompagner afin que cela soit fait dans des meilleurs délais », a confié Naaba Saaga 1er.


Le P-DG de Greenville LNG, Eddy Van Den Broke, a expliqué l’importance de l’utilisation du gaz liquéfié : « Le gaz liquéfié permettra aux différentes industries comme la cimenterie, le textile et d’autres de réaliser des économies par rapport à l’électricité. C’est une opportunité pour Koudougou et d’autres entreprises. Nous sommes prêts. Nous attendons que l’usine soit terminée. Notre investissement s’élèvera autour de 8 milliards de FCFA ».

Faire tourner les machines de la future usine avec du gaz liquéfié au lieu de l’électricité, c’est l’ambition de Faso Fani-JMD. Cette vision a pour but d’avoir une production à bas prix. Cela sera possible grâce à la société Greenville LNG, une société de production de gaz naturel installée au Nigéria.

Le gaz utilisé sera constitué en grande partie de méthane (85 à 99%), un gaz naturel liquéfié inodore, incolore, non-toxique et non-corrosif. Sa combustion n’émet ni suie, ni poussière, ni fumée. Elle génère 30 % de gaz carbonique (CO2) de moins que le fioul et 45 % de moins que le charbon, deux fois moins d’oxyde d’azote (N0x) et très peu de dioxyde de soufre (SO2).


Rahit Jain, qui représentait le P-DG de la future usine, a dit ceci : « Je suis heureux d’être à Koudougou pour représenter le groupe de repreneur de Faso Fani avec un partenaire hautement stratégique qu’est le groupe Greenville LNG, dont le président en personne a fait le déplacement de Koudougou. Cette unité qui fonctionnera au gaz naturel sera un atout pour notre entreprise dans la production des produits finis. J’espère que rapidement, selon notre chronogramme, toute l’équipe sera là pour le démarrage effectif des activités ».

A noter que ces différentes délégations sont toujours conduites à Koudougou depuis le début des négociations par l’ancien ambassadeur du Burkina en Inde, Son Excellence Idriss Ouédraogo, qui a bien su démarcher les différents investisseurs.


En rappel, pendant la campagne pour les élections présidentielles de 2015, le candidat Roch Marc Christian Kaboré avait promis à la population la réouverture de l’usine fermée depuis le 30 mars 2002, si toutefois il était élu président. Une crainte avait envahi la population à l’annonce, le vendredi 2 février 2018, d’un projet d’implantation d’une usine de textile à Ouagadougou.

Les chefs de Songnaam (Association de chefs traditionnels de Koudougou qui se place en dehors de la politique) avaient alors animé une conférence de presse pour se rappeler aux bons souvenirs du chef de l’Etat afin qu’il maintienne cet engagement si important. Les choses ont bien bougé depuis, à la satisfaction de tous.

Sabouna Ouédraogo

Communication chefferie de Issouka

Source : lefaso.net

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