Karangasso-Vigué : La mairie fermée

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Les populations de la commune rurale de Karangasso-Vigué ont organisé une marche pacifique pour demander le départ de leur maire et son adjoint. En attendant que leurs doléances soient prises en compte, elles ont mis sous scellé, les portes de la mairie.

Les populations de la commune rurale de Karangasso-Vigué disent « non! au maire Abdoulaye Sana et son adjoint  Zezouma Ouattara!».

D’ où la tenue d’une marche pacifique ce lundi 1er octobre 2018. Au nombre de plusieurs centaines, les marcheurs sont partis de l’arbre à palabre pour la préfecture où leur plateforme de revendication a été reçue par le responsable des lieux en présence d’une équipe de la gendarmerie et de la CRS.

Selon le représentant des jeunes Souleymane Ouattara, la raison d’une telle manifestation est que « le maire et son adjoint ont troublé la cohésion sociale dans notre commune ».

A l’en croire, les élus incriminés seraient les instigateurs des pratiques Koglwéogo à Karangasso-Vigué en dépit de leur interdiction d’exercer dans la région des Hauts-Bassins.

Avant de damer les pavés du quartier Vigué, ce sont les portes de la mairie qui ont été mises sous scellés. « Aux environs de 08 h, nous avons récupéré les clés avec les agents municipaux avant meme qu’ils n’aient eu le temps d’accéder aux lieux », confie une source.

Joint au téléphone à 15h36 mns, le maire Abdoulaye Sana reconnait la fermeture de son institution. Par conséquent, il a saisi le Haut-Commissaire de la province du Houet. Cependant, il chiffre à « quatre » le nombre des auteurs de la censure et affirme qu’ « il n y a pas eu de marche à Karangasso-Vigué ».

Ces évènements font suite à un affrontement sanglant entre Koglwéogo et population le mercredi 12 septembre 2018.

Aminata SANOU
Correspondante de Burkina 24 à Bobo-Dioulasso

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