Justice : Les 900 millions saisis avec l’ex-Dg des douanes n’ont pas disparu (Procureur général)

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Ouagadougou – le Procureur général près la Cour d’appel de Ouagadougou, Laurent Poda a confié mardi à Ouagadougou que «monsieur Guiro Ousmane n’a pas à craindre», suite à un article posté sur la page facebook de «Le soir» et relayé par netafrique.net, faisant état de la disparition de plus de 900 millions de francs CFA qui devrait être retourné à l’ex-Directeur général de la douane.

«Monsieur Guiro n’a pas à craindre dans la mesure où il sait qui est le gardien de ces sommes d’argent, le jour où il sera ordonné une restitution totale ou partielle il saura à qui s’adresser», a assuré M. Poda qui s’exprimait, mardi après-midi, au cours d’une conférence de presse.

Pour lui, ce qu’il faut retenir est que «nous avons reçu une correspondance des conseils de l’Etat en date du 2 février 2017 nous sollicitant l’ouverture des cantines contenant les sommes d’argents déposées entre les mains de la trésorerie régionale du centre, à l’effet de procéder à la réintroduction dans le circuit financier».

Par correspondance en date du 23 février 2017, a-t-il poursuivi, «nous avons estimé que le lieu où sont entreposées ces sommes d’argent depuis 2011 peut à long terme être cause de détérioration des billets ce qui serait préjudiciable au bénéficiaire final».

Aussi a-t-il ajouté, «comme les billets ne sont pas en cause et qu’il s’agit de biens fongibles dont l’équivalence pourra être représentée, j’ai pris la décision d’autoriser que ces sommes soient réintroduites dans le circuit financier plutôt que d’avoir à déplorer et regretté plus tard la détérioration».

«Je rassure que cet argent est disponible et le jour que la justice va décider d’ordonner la restitution le trésor est là», a-t-il insisté.

Jugé en juin 2015, Ousmane Guiro, à l’issue des débats a été déclaré coupables des faits de corruption et de violation de la législation relative au contrôle des changes et condamné à deux ans d’emprisonnement, assortis de sursis et au paiement de dix millions de francs d’amende.

La Cour avait également ordonné «la confiscation du scellé à hauteur de 900 millions outre les devises étrangères».

A la suite du verdict, le parquet s’est pourvu en cassation le 22 juin 2015. La cour de cassation a cassé l’arrêt de la cour d’appel de Ouagadougou et renvoyé la cause et les parties devant cette même Cour autrement Composée.

«C’est dans l’attente de la reprogrammation du dossier qu’est paru l’article au contenu tendancieux et dont nous avons jugé utile et nécessaire d’apporter des éléments de réponses», a déploré le procureur.

«Je pense qu’il faut toujours aller à la source pour vérifier certaines informations avant de les publier au risque d’être poursuivi», a-t-il interpellé.

Par rapport à la reprogrammation du dossier il a souligné qu’il s’agit de tout processus car, argumente-t-il, «depuis 2015, nous n’avons pas pu tenir une seule session sur notre ressort en raison des différents mouvements qui ont eu lieu (grève les greffiers, des magistrats…) qui ont contribué à bloquer le fonctionnement normal des juridictions».

«cette année nous avons fait l’état financier de la tenue des différentes session pour l’année 2016-2017 que nous avons transmis à qui de droit et nous attendons une réponse pour pouvoir engager les dossiers», a-t-il relevé .

als/ak

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