Journées nationales de la Logistique: la compétitivité du conteneur au menu de la 4e édition

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Du 23 au 25 octobre prochain, se tiendra à Ouagadougou la 4e édition des Journées nationales de la logistique (JNL). Activité organisée au profit du monde du transport-logistique, les JNL sont une tribune par excellence en vue d’améliorer la compétitivité du conteneur à l’endroit des acteurs économiques. « Compétitivité du conteneur sur la desserte de l’hinterland ouest africain », constitue le thème autour duquel seront menés les travaux durant cette rencontre. 

Cette édition 2018 sera co-organisée par la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina et le conseil burkinabè des chargeurs. Les informations relatives à l’organisation dudit rendez-vous étaient à l’ordre du jour ce jeudi 4 octobre 2018, au cours d’une conférence de presse tenue à l’occasion.

L’état des lieux en termes de conteneurisation au Burkina Faso, donne un faible taux avec une estimation évaluée à un peu moins de 20%, selon des sources provenant des terminaux à conteneurs du Burkina Faso. Au regard de cette situation, il ressort que « le conteneur demeure toujours une hantise pour bon nombre de nos opérateurs économiques », a indiqué Djakaridja Gnamou, du comité d’organisation des JNL 2018.

C’est fort de ce qui précède et qualifié de chiffre « peu reluisant » que la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso et le Conseil burkinabè des chargeurs, se référant à leurs missions d’accompagnement et de facilitation des échanges et des affaires ont décidé de faire la promotion du conteneur. Lequel outil constitue « de nos jours, l’une des révolutions les plus importantes du secteur des transports et du commerce international », confie M. Gnamou. Ce dernier, au cours de son exposé portant sur les journées nationales de la logistique, a tenu à mettre un point d’honneur sur les avantages du conteneur, que sont « la rapidité, les économies d’échelle, la sécurité, l’inter-modalité, etc».

Après donc le rendez-vous de 2016, celui de cette année, aura pour finalité selon le comité d’organisation, « d’accroître l’utilisation du conteneur par les opérateurs économiques du Burkina Faso et d’optimiser la desserte en marchandise du Burkina Faso et une meilleure insertion dans le système logistique mondial ». Du coup, pour l’atteinte de ce résultat, l’ensemble des participants seront outillés à travers diverses activités, où se tiendront, entre autres, des discussions sur le mécanisme alternatif de cautionnement du retour des conteneurs et des échanges sur les bonnes pratiques en matière de conteneurisation. Il va également s’agir d’identifier des leviers de promotion de la conteneurisation du fret à l’export et d’incitation de la demande locale, aussi de promouvoir des stratégies de coopération au sein des différents maillons de la chaîne. 

En somme, cette tribune constituera un cadre « d’information et de sensibilisation des acteurs sur des thématiques spécifiques en lien avec le transport conteneurisé et la facilitation des échanges » a indiqué Djakaridja Gnamou.

Cette 4e édition des JNL entend donc améliorer la compétitivité du conteneur au profit des acteurs économiques. Pour y parvenir, le comité d’organisation  annonce deux innovations majeures. Il s’agira dans un premier temps de mettre un accent sur « l’accompagnement de la démarche par des études thématiques sur les principaux obstacles qui plombent l’essor de la conteneurisation dans les pays de l’hinterland ». Dans la seconde innovation, il s’agit d’un recours au « pilotage concerté et la fédération des efforts pour l’initiative » par le couple Chambre de commerce et Conseil burkinabè des chargeurs. Ce qui pourrait donner naissance à un réseau d’acteurs institutionnels au plan sous régional pour la cause du conteneur.

Environ 200 participants sont attendus pour prendre part à ce rendez-vous qui valorise le conteneur. Ils viendront aussi bien de pays de la sous-région que d’occident ou d’autres contrées de l’Afrique. Cet événement est ouvert aux différents maillons de la chaîne de transport conteneurisé, moyennant une participation dont le coût va de 50 000 F CFA à 150 000 F CFA.

 

Fasozine