Journée mondiale contre la drépanocytose : Des Etats africains et la fondation Pierre Fabre sonnent l’alerte

73
Journée mondiale contre la drépanocytose : Des Etats africains et la fondation Pierre Fabre sonnent l’alerte

Le 19 juin est célébrée la journée internationale de la drépanocytose, une maladie héréditaire dont les symptômes se manifestent par une anémie, des crises au niveau des articulations. Ce 19 juin 2019, 11 pays africains et la fondation Pierre Fabre sonnent l’urgence de prendre efficacement en charge les cas déjà diagnostiqués.

Ils sont un peu plus de 4,4 millions de drépanocytaires diagnostiqués en 2015 en Afrique dont 200 000 nouveaux cas par an en Afrique subsaharienne. En 2008, l’assemblée générale des Nations Unies plaçait la maladie parmi les priorités de santé publique. Pourtant, cette maladie génétique et héréditaire, considérée comme une des plus mortelles, est négligée sur le continent. Pire, les besoins de financement dans la lutte contre la pathologie tardent à être couverts, constatent la fondation Pierre Fabre et ses partenaires.

A cet effet, onze pays africains (y compris le Burkina Faso) et la fondation Pierre Fabre interpellent sur l’urgence de prendre à bras- le -corps la prévention et le traitement de la pathologie. Cela par une prise en compte de la drépanocytose dans les politiques de santé publique et une implication des Etats dans les actions de lutte.

Cela au regard des risques d’augmentation du nombre de nouveaux cas qui pourraient survenir. En effet, la croissance démographique dans les régions où la maladie est a une forte prévalence pourrait favoriser l’augmentation des cas dans les années à venir, s’inquiètent la fondation Pierre Fabre et ses partenaires. Ils pointent surtout les migrations mondiales qui vont croissantes comme facteur de propagation de la maladie dans certaines régions.

Aussi, les Etats partenaires et la fondation préconisent une amélioration de l’accès au diagnostic et au traitement grâce à une intégration de la maladie dans les programmes de santé mondiale. Cela, par la promotion de la lutte contre la drépanocytose et l’inscription de son financement à l’agenda mondial de la santé, la mise en place d’un dépistage néonatal ou précoce systématique dans des cadres légaux et nationaux. Ils soulignent aussi la nécessité d’intégrer le dépistage et la prise en charge de la drépanocytose à tous les niveaux de la pyramide sanitaire et le lancement d’une « Initiative médicament » pour développer l’accès équitable aux médicaments essentiels de prévention et de prise en charge des complications.

Ils ont enfin insisté sur l’importance de la généralisation de la formation des professionnels de santé au diagnostic, à la prise en charge médicale et à l’accompagnement psycho-social. En attendant, les onze Etats comptent sur la mise en place de coordinations nationale, panafricaine et internationale des politiques et des plans stratégiques de lutte contre la drépanocytose, pour des résultats efficaces.

En rappel, la drépanocytose est une « maladie de l’hémoglobine (qui sert à transporter l’oxygène à travers le corps). Elle se manifeste par une anémie, une sensibilité aux infections, des crises très douloureuses causées par une mauvaise circulation sanguine et par le manque d’oxygénation des tissus (surtout des os), des crises vaso-occlusives à l’origine de complications majeures comme les accidents vasculaires cérébraux, le syndrome thoracique aigu et l’ostéonécrose ». Notons que la fondation Pierre Fabre soutient les politiques de santé publique à travers son programme « Initiative drépanocytose Afrique ».

Synthèse de Mariam Ouédraogo

Lefaso.net

Source : lefaso.net

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici