JNP 2017 : Ces moments qui ont fait marrer les producteurs et le Chef de l’Etat

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JNP 2017 : Ces moments qui ont fait marrer les producteurs et le Chef de l’Etat

« Le voisin du margouillat ne sait pas que le margouillat, c’est de la viande ». Le saviez-vous ? Cette phrase qui a été lâchée par une productrice de Bérégadougou dans la région des Cascades a fait rigoler les participants à ce face-à-face. Elle est l’expression d’un manque de confiance des autorités aux acteurs du monde rural au niveau régional. Et la productrice l’a si bien traduit : « Dans la brousse, on ne connait pas notre valeur et pourtant on en a ».

L’autre pique envoyée par la même intervenante concerne le ministère de la promotion de la femme. « Depuis la Transition, on ne sent plus le ministère de la promotion de la femme que moi-même je décris comme étant le ministère du 8 mars, des personnes en situation difficile, des orphelins, des veuves. C’est comme ça que je décris ce ministère. Nous, les femmes, nous sommes des cas. C’est beaucoup beaucoup. Et si on doit ajouter à ce ministère d’autres cas, est-ce que ce ministère pourra bien travailler ? »

JNP 2017 : Ces moments qui ont fait marrer les producteurs et le Chef de l’EtatAvant de céder sa place à un autre producteur, la productrice de la région des cascades a de nouveau titillé les plus proches collaborateurs du président du Faso. « Excellence, je voudrais vous demander si c’est possible d’avoir une audience. C’est compliqué de vous voir, président. Souvent ce n’est pas parce que vous ne voulez pas mais… les à-côtés !!!! ».

Et Francis Naré de renchérir « Monsieur le président, il y a des choses qui se passent sans que vous ne soyez au courant. Mais quand ça pète, on dit que c’est vous ».

JNP 2017 : Ces moments qui ont fait marrer les producteurs et le Chef de l’EtatHormis l’insuffisance de retenues d’eau pour la production, des magasins pour la conservation et du matériel pour la transformation des produits agricoles, l’écoulement est une autre paire de manche pour le monde paysan de la région de l’Est confronté à l’impraticabilité des routes, notamment celle qui relie Koupéla à Fada N’Gourma. « Vous nous dites de produire. Comment le faire sans eau ? Et l’on veut qu’on se développe. Comment ? On n’a pas de voies. La route est carrément foutue. Quand on venait à Kaya, on a prié mille fois. Certains ont prié Jésus et d’autres ont prié Mohamed », a révélé Oumarou Ouédraogo, président de l’Union régionale des producteurs de niébé de l’Est.

Il a également déploré le fait que des producteurs ne soient invités à la Journée nationale du paysan qu’en dernière minute. « Voyez ! Nos uniformes ont été confectionnés, il y a deux jours. Certains d’entre nous n’ont pu porter leurs vêtements car ça les serre », a-t-il confié avant de lâcher à la fin de son intervention « la patrie ou la mort, nous vaincrons ». De quoi créer une certaine euphorie dans toute la salle.

HFB
Lefaso.net

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