Jazz à Ouaga 2019 : Satisfaction malgré les difficultés

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La 27e édition de Jazz à Ouaga a refermé ses portes ce samedi 4 mai 2019 à l’institut français de Ouagadougou sur une note de satisfaction des organisateurs, malgré les difficultés qui l’ont entachée.

C’est un ouf de satisfaction que poussent les organisateurs. « On est très fier d’avoir pu mener cette édition. Ça n’a pas été simple mais on a pu le faire, on a relevé le défi», s’exclame Abdoulaye Diallo, président de Jazz à Ouaga.

Le programme a pu se tenir, tous les groupes promis au public étaient là et ont joué. Même si à cette édition, les difficultés n’ont pas manqué. En effet, la situation sécuritaire n’a pas donné de raison aux institutions et ambassades de soutenir l’évènement.

« Quelques semaines avant le festival, on n’avait pas encore mobilisé assez pour le budget. On ne l’a même pas bouclé pour donner une certaine qualité », a -t-expliqué.

Ce qui a été le lieu pour lui de saluer les partenaires et particulièrement l’un d’eux qui se fidélise avec le temps, la BICIA B. En 5 ans de partenariat, au-delà du soutien financier, elle mobilise des clients. Comme à chaque édition, elle s’évertue à cultiver le goût du jazz à ses clients et son personnel, qu’elle convie à suivre les spectacles.

Hamadou Koné, directeur clientèle entreprises et institutionnels de la BICIA-B (2e à partir de la gauche), avec le personnel de la banque prenant un rafraîchissement  avant les spectacles

« C’est un festival, explique toujours Abdoulaye Diallo, qui était beaucoup soutenu par les institutions, les ambassades mais depuis que les questions sécuritaires ont surgi, beaucoup d’ambassades ne soutiennent plus la culture. Le soutien institutionnel a beaucoup baissé. Mais heureusement dans ce parcours, on a eu des partenaires comme la BICIAB qui ont compris qu’il faut soutenir le festival. Il ne faut pas qu’un jour si les soutiens s’arrêtent, que le festival s’arrête ».

A noter que les filiales de la banque dans la sous-région sont aussi les sponsors ou à l’origine de festival de jazz à Conakry, Dakar et Abidjan.

Cette année, une belle brochette d’artistes étaient au programme, des visages connus qui sont revenus et fiers de retrouver  leur public du Jazz de Ouaga.

Essentiellement des artistes africains, une part belle a été faite aux artistes burkinabè. Pour le promoteur, c’est une volonté affichée du festival de les faire connaitre, eux qui domptent des scènes à l’extérieur et qui ne sont pas connus chez eux. On avait Jacob Salem, Bébé Prince Bissongo, Sylvain Dando Paré, Patrick Kabré.

La 28e édition de Jazz à Ouaga se tiendra du 24 avril au 2 mai 2020 et reviendra à ses standards avec le Ghana, les Etats-Unis. De grands noms sont annoncés. L trio malien Oumou Sangaré, Cheick Tidiane Seck et Toumani Diabaté. « C’est une formule qu’on rêve de passer à Jazz à Ouaga. Mais si on s’y prend tôt, en 2020 on peut réussir », a-t-il conclu.

Revelyn SOME

Burkina24

Source : Burkina24.com

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