« Internet Society » propose d’appliquer les droits de l’Homme en ligne et hors ligne

69

Le Burkina Faso vibre au rythme de la 13e édition de la Semaine nationale de l’Internet (SNI 2017). Du 7 au 11 novembre 2017, les amoureux de la Toile échangeront autour du thème général « TIC et Sécurité ». Le lancement du Rapport Global Internet Version 2017 par l’organisation internationale « Internet Society » (ISOC) fait partie des nombreuses activités au programme.

Le Rapport 2017 sur l’état de l’internet présenté ce 7 novembre par Internet Society est baptisé « Chemins vers notre futur numérique ». Dans ce rapport, le mouvement mondial, défendant un internet ouvert qui apporte des opportunités pour tous et célèbre l’humanité, fait une sorte de bilan de santé de l’utilisation des Technologies de l’information et de la communication (TIC).

Les avis de 130 experts et utilisateurs d’internet ont été nécessaires pour mener à bien l’étude. Les notions de « fracture numérique » et de « fracture sécuritaire » ont été abordées de long en large dans ce rapport mondial.

« La convergence changera fondamentalement ce que signifie d’être en ligne. La sécurité des appareils connectés doit être de plus en plus abordée. L’innovation et l’entrepreneuriat doivent stimuler le changement technologique », a décrit, au cours de la présentation du rapport, Jean-Baptiste Millogo, Président d’Internet Society Chapitre Burkina.

Il est convaincu, en exemple, que l’« automatisation » peut être défavorable à la création d’emplois. « Si demain Gmail ou Yahoo ne marche pas. Qu’allons-nous faire de nos boîtes mail ? », se demande-il. Pour répondre à toutes ces préoccupations, le rapport 2017 sur l’état de l’internet a fait des recommandations.

Mettre en avant les intérêts des utilisateurs d’abord…

Il ressort que les valeurs humaines doivent guider le développement de l’utilisation de la technologie, qu’il faut appliquer les droits de l’Homme en ligne et hors ligne. Le rapport propose également de mettre d’abord en avant les intérêts des utilisateurs par rapport à leurs propres données et d’agir pour combler tous les fossés numériques.

« Adopter une approche collaborative de la sécurité, augmenter la responsabilité pour les gestionnaires de données, construire des réseaux forts, sécurisés et résilients, donner aux gens les moyens de façon leur propre avenir », telles sont quelques recommandations que propose le rapport présenté par le Président d’Internet Society Chapitre Burkina.

Pour rappel, Internet Society (ISOC) a été fondée en 1992. Elle est présente en Afrique, au Moyen-Orient, en Europe, en Amérique Latine et Caraïbes, en Amérique du Nord, en Asie-Pacifique. Le mouvement mondial comprend 22 bureaux pays à travers le monde.

Fort de 96.000 membres individuels, le mouvement international a à son sein 145 organisations et entreprises membres, 170 Chapitres de 230 pays, territoires et zones géographiques. L’année 2017 marque les 25 ans d’Internet Society.

Noufou KINDO

Burkina 24

Burkina24.com