INSECURITE AU BURKINA : BRAQUAGE A MAINS ARMEES A FARA EN PLEINE JOURNEE

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L’insécurité est de nos jour un phénomène grandissant dans le pays des Hommes intègres. Après les attaques terroristes, les incendies des marchés, les enlèvements au Nord, les attaques des postes de sécurité, voici un autre visage de l’insécurité à Fara, une commune de la province des Balé.

Fara est une petite ville burkinabè située dans la queue de la province des Balé. Fara vue son caractère de ville aurifère est une ville cosmopolite sur laquelle Bobo-dioula, Gourounsi, Mossi, Dagara, Peulhs s’entrecroisent dans le trin-trin quotidien dominé par l’activité commerciale. Et cela fait de cette ville un grand centre d’échange commercial et un véritable comptoir entre le Ghana et le Burkina. Profitant de ce climat économique favorable, plusieurs institutions de micro-finance s’y sont installées.

C’est dans cette petite localité que la journée d’ hier et celle d’aujourd’hui  se sont suivies sans se ressembler. Tout paraissait normal au réveil jusqu’au environ de 9 heures ce jours 26/02/2016 où tout a basculé. Des personnes estimées  aux nombre de 6 armées ont pu rentrer en possession du coffre fort  de la Caisse des Producteurs du Burkina (CPB), une institution de micro-finance de la place. En effet,  par des tires,  les braqueurs ont éloigné toutes personnes qui pouvaient les empêcher d’emporter leur butin.  Après la dite caisse ils se sont aussi attaqué à toutes les grandes boutiques voisines. La population effrayée est restée impuissante   et les chasseurs  de trésors ont repris la fuite vers le sud. Le bilan n’est pas encore disponible mais retenons que c’est une forte sommes puisque la C.P.B est la plus grande institution de la ville de Fara et l’opération coïncide avec le grand jour de marché, jour de grands échanges. Sur le plan humain notons pour le moment un seul blessé au bras par balle et le traumatisme inestimable au sein de la population.

Aux dernières nouvelles,  une rude batail les opposes aux  Kolgweogo (groupe d’auto-défense communautaire) de la zone, dans leur marche vers le Ghana voisin. Espérons que cette bataille permettra aux forces de l’ordre de les capturer.

Comme malheur n’arrive jamais seul, dans la même ville, quelques heures plus tard un véhicule termine sa course dans une maison.

Cela vient s’ajouter aux nombre déjà élevé d’actes d’insécurité qui donne du fil à retordre  aux nouvelles autorités du pays. S’il ya une chose qui urge aujourd’hui, c’est comment permettre à la population burkinabé de dormir, de se réveiller et de vaquer à leur activité en toute quiétude. Et cela n’est pas une mince affaire pour les forces de l’ordre qui sont souvent moins équipées face aux bandits. A l’Etat burkinabé alors de prendre ses responsabilités pour la survie du pays en permettant aux forces de l’ordre qui ont déjà la volonté de faire bien leur travail.

LeBurkina.net