Incident à l’arrondissement n°3 :Des adjoints au maire de Ouagadougou donnent leur version des faits

84

Moussa Belem, Moustapha Semdé, Christine Kaboré, respectivement 1er, 2e et 4e adjoints au maire de Ouagadougou et le  1er adjoint au maire de l’arrondissement n°3 de Ouagadougou, Ibrahim Nana ont animé une conférence de presse, le mardi  12 juin 2018, dans la capitale. Face aux journalistes, ils ont donné leur version des faits sur leur refus de célébrer les mariages du samedi 9 juin 2018.
Deux adjoints au maire de l’arrondissement n°3 de Ouagadougou ont refusé de célébrer, le samedi 9 juin 2018, trois unions. Hospitalisée,  le maire, Rahinatou Ouédraogo a été  contrainte de quitter son lit d’hôpital pour se rendre à la mairie afin d’unir les couples. L’incident a été relayé par la presse et condamné par  l’opinion publique.  Moussa Belem, Moustapha Semdé, Christine Kaboré, respectivement 1er, 2e  et 4e adjoints au maire de Ouagadougou  ont organisé, le mardi  12 juin 2018, une conférence de presse  pour donner plus d’éclairage. Ils étaient en compagnie du 1er adjoint au maire de l’arrondissement n°3 de Ouagadougou, Ibrahim Nana.  Pour celui-ci, ces couples ont été victimes des difficultés que vit  le conseil municipal dudit arrondissement. Une situation déplorable, selon lui,  et  imputable à madame le maire. «C’est l’intransigeance de madame Rahinatou Ouédraogo à asseoir un véritable climat de  dialogue  entre elle et ses adjoints qui est à l’origine de cette situation », a expliqué M. Nana.  Il en veut pour preuve une correspondance  datée du 30 mai 2017, et qui proposait  une  célébration tournante et mensuelle  des mariages à trois  jusqu’à la fin du mandat. Et ce,  sans tenir compte de la motion de défiance introduite contre elle. Une proposition restée sans suite  à l’entendre et ce, jusqu’au 7 juin 2017, date à laquelle, à travers un courrier Mme Ouédraogo l’a informé qu’il était programmé pour célébrer les mariages du mois de juin 2018, dont ceux du  samedi 9 juin. « Evidemment je ne pouvais pas l’accepter en raison de notre motion de défiance. Pour moi, elle n’a plus aucune légitimité », s’est-il justifié.  Un refus qu’il dit lui avoir notifié par correspondance, le  8 juin 2018,  soit la veille des trois mariages. Quant au 1er adjoint au maire de Ouagadougou, Moussa Belem, lui aussi doute de l’état de santé du premier responsable de la mairie.  A ses dires, aucun document attestant de sa maladie n’a  été fourni.  A la question de savoir si madame le maire n’est-elle pas victime d’une manipulation du parti au pouvoir.  Selon les conférenciers, il n’en est rien. Au contraire,il y a des conseillers MPP parmi les 12 conseillers qui sont toujours avec elle. « L’exécutif de la commune de    Ouagadougou  ne s’ingère pas  dans la gestion politique  des arrondissements», a affirmé le 1er adjoint au maire de  Ouagadougou Belem Moussa. Si la commune de Ouagadougou, ne s’ingère pas dans la vie politique des arrondissements de Ouagadougou, qu’est- ce qui justifie la présence des trois adjoints au maire de Ouagadougou qui dépeignent une mauvaise gestion de l’arrondissement n°3 ? Comme réponse, M. Belem a indiqué qu’à chaque sortie médiatique de Rahinatou Ouédraogo,  ses « attaques » ont également visé  la commune de Ouagadougou. D’où la présence des trois adjoints au maire, a-t-il conclu. Au cours des échanges avec les journalistes, Moussa Belem    a qualifié de « fausses » d’autres accusations attribuées à Mme Ouédraogo. Il s’agit de « ses allégations » de blocage de son budget de fonctionnement par le maire Armand Pierre Béouindé, et le refus de ce dernier de l’aider à célébrer les mariages. 

Mariam OUEDRAOGO

sidwaya.bf