Guinée: ‘Journée ville morte’, des manifestants ne veulent plus du Président

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La tension est toujours vive en Guinée où des milliers de personnes sont descendues encore lundi dans les rues pour réclamer la reprise des cours suite à la grève des enseignants alors que l’opposition, elle, protestent contre les résultats de récentes élections locales.

Les manifestations persistent en Guinée. Lundi, des milliers de personnes sont sorties à Conakry pour exiger la réouverture des écoles, fermées depuis la grève lancée par une branche dissidente du Syndicat libre des Enseignants et chercheurs de Guinée (SLECG).

Devant le palais présidentiel, les manifestants blâmaient le chef de l’Etat avec des slogans tel que « Alpha dégage » ou « Alpha, on en a marre », lui reprochant de n’avoir pas trouvé de réponse aux revendications des grévistes, qui réclament des augmentations de salaire.

Le gouvernement dit avoir versé aux enseignants un quart de la somme réclamée, mais évoque quand même des « difficultés de trésorerie »

D’un autre côté, le principal parti de l’opposition, l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG), a appelé à observer une ville morte pour contester les résultats des locales du 04 Février.

Depuis la grève des enseignants suivis par les élections locales, près de 12 personnes sont tombées sous les balles des forces de sécurité lors de violentes manifestations.

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