Grand banditisme : Deux réseaux de délinquants dans les filets de la police de Ouagadougou

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Grand banditisme : Deux réseaux de délinquants dans les filets de la police de Ouagadougou

72 vélomoteurs de marques différentes, 05 ordinateurs portables, 06 postes téléviseurs écran plat, 06 téléphones portables, 02 appareils de sonorisation, 02 lecteurs DVD, 01 ventilateur, 01 fusil de chasse de calibre 12 mm, 01 coupe-coupe, 01 kilogramme et demi de cannabis et divers faux documents d’engins, tels sont les objets saisis qui ont été présentés par le Service Régional de la Police Judiciaire (SRPJ) du Centre.

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Bonswindé Sankara, commissaire principal et central de police de la ville de Ouagadougou

Selon le commissaire principal et central de police de Ouagadougou, Bonswindé Sankara, ces arrestations font suite à de multiples plaintes de vols d’engins à deux roues et d’autres matériels.

Ainsi, le Service Régional de la Police Judiciaire du Centre de concert avec le commissariat central de police de la ville de Ouagadougou, ont ouvert une enquête ; enquête ayant donc conduit au démantèlement desdits réseaux.

Le 1er réseau, démantelé par le commissariat central de Police de Ouagadougou, se compose de mécaniciens, d’employés de commerce qui, pour la plupart, sont des repris de justice. La tranche d’âge de ce groupe varie entre 24 et 43 ans.
Le second, lui, composé d’élèves, d’orpailleur, d’étudiant, de mécanicien, d’employé de commerce, et de sans-emplois, a une tranche d’âge allant de 16 à 48 ans.
En ce qui concerne le 1er réseau, sur dix interpellés, sept seraient déjà à la Maison d’Arrêt et de Correction de Ouagadougou(MACO).

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Une vue du matériel saisi

Le commissaire de Police, chef du Service Régional de la Police Judiciaire de Ouagadougou, Honoré Kientéga, revenant sur le mode opératoire des deux groupes, a précisé qu’il était « bizarrement » le même. S’introduisant nuitamment avec effraction, dans les domiciles, en forçant portes et fenêtres ou escaladant les mûrs pendant que les occupants sont profondément endormis, les présumés voleurs ciblent les vélomoteurs « YAMAHA », de premier choix, ouvrent grandement les portes, et emportent ainsi le butin.

Une fois le vol opéré, le matériel est livré à un groupe de receleurs contre des sommes d’argent allant de 150 000 à 500 000 F pour les vélomoteurs et de 50 000 à 75 000 F pour les postes téléviseurs écran plat. A leur tour, receleurs et complices procèdent dans un premier temps, à la modification des numéros de séries des engins, ensuite établissent de nouveaux documents de douanes. Le tour joué, par l’intermédiaire de mécaniciens, les vélomoteurs sont réintroduits sur le marché. Les téléviseurs, eux, sont revendus à vil prix par les réparateurs et vendeurs d’occasions.

La zone d’opération est la bande constituée par le quartier Patte d’oie, Karpala, Zone 1, Dassasgho, Wemtinga, et les 1200 logements.

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Le commissaire Joseph Toni, remetant un des engins saisis à son propriétaire

M. Mohamed Sawadogo, commerçant à Ouagadougou, ayant fait les frais à deux reprises du réseau de malfaiteurs, et après avoir rappelé le film de son aventure, se dit le plus heureux aujourd’hui. « Quatre jours avant la Tabaski, vers deux heures du matin, ces jeunes hommes ont escaladé le mur de quatre mètres de ma maison, avec une barrière de protection au-dessus…trois motos ont été volées ce jour (…). Je remercie, aujourd’hui la SRJP pour le travail abattu, je suis le plus heureux », a-t-il confié.

Au stade actuel, les investigations sont terminées. Les mis en cause seront conduits devant Mme le Procureur du Faso près le tribunal de grande instance de Ougadougou.

Le commissaire de Police Honoré Kientéga a terminé en remerciant les populations qui, par leurs actions, ont permis d’atteindre ce résultat. Et de les inviter à davantage de collaboration afin d’endiguer l’insécurité.

Tambi Serge Pacôme Zongo (Stagiaire)
Lefaso.net

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