Gianni Infantino : «Il est temps de doter Ouagadougou d’un stade digne de ce nom»

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En 1998 Giovanni Vincenzo Infantino dit Gianni Infantino venait au Burkina à la faveur de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) comme simple passionné de football. 21 ans plus tard, il revient comme président de la Fédération internationale de football et association (FIFA). Une visite à pas de course à Ouagadougou pendant laquelle il a été reçu en audience par le président du Faso Roch Marc Christian Kaboré, le 10 janvier 2019.

Accueilli chaleureusement par les autorités politico administratives et  l’Union nationale des supporters des Etalons (UNSE) à l’aéroport international de Ouagadougou, le patron de l’instance internationale du football a été reçu par le président du Faso au palais de Kosyam. Au centre des échanges, la construction d’infrastructures et la formation pour la relance du football burkinabè. «Je remercie le président du Faso d’être à notre écoute et de faire partir avec nous de l’équipe de ceux qui aiment le développement du football, les jeunes, de ceux qui aiment investir dans le futur avec une vision très claire», a lâché M. Infantino à sa sortie d’audience.

L’augmentation des ressources financières pour toutes les fédérations, y compris la FBF, du nombre d’équipes participante à la Coupe du monde, surtout celles de l’Afrique qui passent désormais à 9 (la 10è équipe disputera les matchs de barrage), sont des acquis majeures pour la nouvelle équipe de la FIFA fait remarquer Gianni Infantino. Ce qui veut dire donc qu’il y a plus de chances pour les équipes africaines de se qualifier pour la coupe du monde. Mais pour le patron de la FIFA, il faudra redoubler le travail. «Et pour se qualifier, il faut investir dans les infrastructures. On en a parlé avec le président Kaboré qui est du même avis que nous. Il faut investir dans les infrastructures, dans la formation et dans le développement», insiste-t-il. Toutefois, Gianni Infantino fait remarquer que 21 ans après sa venue au pays des Hommes intègres, le stade du
4 août est resté le même et n’a pas changé en termes de comodités sportives. «Il est temps que Ouagadougou soit doté d’un stade digne de ce nom», indique-t-il.

Après cette étape, l’hôte de la FBF, accompagné du premier vice-président de la Confédération africaine de football (CAF), Constant Omari et du secrétaire général de la FIFA, Fatma Samba Diouf/Samoura, ont eu une séance de travail avec l’instance dirigeante du football burkinabè à son siège. Le programme Incom génération project de la FIFA a permis à la FBF d’acquérir 10 mini bus de 30 places chacune destinés aux clubs démunis. Lesdits mini bus ont été présenté à M. Infantino afin non seulement de lui témoigner la reconnaissance de la FBF mais aussi de lui montrer que le Burkina en fait une bonne utilisation.

«Emmener le football dans les écoles»

Gianni Infantino rêve grand pour le «Sport roi». Et pour y parvenir, il estime que la FIFA en collaboration avec les Etats, entend emmener le football dans les écoles. Pour lui, au-delà des infrastructures, c’est une politique globale du football qui devrait être menée. «Le football aujourd’hui a des dividendes économiques très importantes et il faut que les Etats l’intègre dans leurs politiques de développement», a indiqué le président de la FIFA. C’est à juste titre que la subvention de l’institution aux pays africains a été revue à la hausse depuis l’arrivée de la nouvelle équipe. De 27 millions, elle est passée à 100 millions de Dollards. Et elle passera à 120 millions de Dollards en 2019 rassure M. Infantino. Il envisage également une coupe du monde des clubs à 24 équipes et une ligue mondiale féminine.

 

Fasozine