Ghana: Le président ne songe pas à un nouvel emprunt au FMI

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Nana Akufo-Addo a déclaré qu’il n’y avait « aucune raison » de souscrire un nouvel emprunt du Fonds Monétaire International, s’appuyant sur la rapide croissance que devrait connaître le Ghana cette année.

Dans une adresse faite au Parlement de son pays, le Ghana, le Chef de l’Etat Nana Akufo-Addo a partagé sa vision qui est de ne recourir à aucune institution financière internationale, et ce grâce à la mise en place de « mesures irréversibles, pour maintenir une stabilité macro-économique« , a-t-il déclaré.

À l’instar de tous les autres pays producteurs de Cacao, le Ghana dont la croissance avait été remarquée a souffert, ces dernières années de la chute des cours de cette matière première, au point où l’ex-président John Mahama avait emprunté au Fond Monétaire Internationale, FMI, la bagatelle de 918 millions de dollars dont le versement s’achève cette année 2018.

Dans l’opposition, l’actuel Président Ghanéen, Nana Akufo-Addo a longtemps pointé du doigt la gabegie financière  au coeur de la gouvernance d’alors. Selon lui, l’endettement du pays était la cause de la forte inflation, du fort taux de chômage et des pertes de revenus fiscaux.

Optimiste, il explique que son pays est « pour la première fois depuis un long moment, doté d’une économie solide avec tous les indices cruciaux au vert« , a-t-il ajouté. La Banque Mondiale confirme cette embellie économique prédisant pour le Ghana la plus forte croissance au monde estimée à 8,3% cette année 2018.

Le défi majeur du gouvernement du Président Nana-Akufo-Addo sera de transformer cette croissance en création d’emplois.

Kouamé L.-Ph. Arnaud KOUAKOU                                                                                                                                    Burkina24

Source: VOA

Il y a 1 commentaires

  1. C’est tellement si rafraichissant de voir des leaders politiques africains precher la bonne gouvernance economique avec des actes concrets. Salif Diallo, paix a son ame appelait deja la classe politique burkinabe a « apprendre a dire non a la banque mondiale et au FMI ». Etant donne que ces dettes non-repayables sont des instruments de notre servitude, pourquoi ne pas s’inspirer du voisin ghaneen ou l’on apprend a financer son propre developement avec son PIB?

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