Gestion des risques de catastrophes : Une meilleure implication des citoyens pour minimiser les impacts

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Gestion des risques de catastrophes : Une meilleure implication des citoyens  pour minimiser les impacts

Former et renforcer les capacités des acteurs étatiques et ceux de la société civile sur la Gestion à base communautaire des risques de catastrophes (GBCRC). C’est l’objectif de cet atelier de formation multi-acteurs sur l’institutionnalisation d’une Gestion durable des risques de catastrophes reposant sur les communautés. Initiée par le Réseau pour la promotion des méthodes actives de recherche participative (Réseau MARP), avec l’appui de l’USAID/OFDA, la rencontre se tient du 10 au 12 juillet 2019, à Ouagadougou.

Trois jours durant, 25 acteurs issus de dix régions du Burkina prendront part à cet atelier national de formation sur la Gestion à base communautaire des risques de catastrophe (GBCRC). Il s’agira, selon Adessou Kossivi, coordonnateur national du Réseau mondial pour la réduction des risques de catastrophes (GNDR), d’outiller les participants sur la démarche, l’approche et les stratégies à mettre en œuvre pour intégrer les communautés dans un processus humain durable. Cela, pour renforcer leur résilience et réduire leur vulnérabilité face aux risques de catastrophes. « Nous allons leur donner les outils clés qui seront adaptés à leurs réalités au niveau communautaire afin qu’une fois de retour dans leur milieu, ils puissent mettre en place des stratégies qui leur permettront de devenir beaucoup plus résilients lorsque ces catastrophes adviendraient », a-t-il indiqué.

Le conseiller technique du ministre en charge de l’Action humanitaire, Issoufou Ouédraogo,

En effet, ces 20 dernières années, indique le conseiller technique du ministre en charge de l’Action humanitaire, Issoufou Ouédraogo, les catastrophes naturelles ont affecté 20 millions de personnes dans le monde et occasionné environ 3 000 milliards de dollars de pertes économiques. Au Burkina, dit-il, les inondations et les vents violents ont à eux seuls fait 140 220 personnes sinistrées dont malheureusement 31 morts et d’importants dégâts matériels, ces trois dernières années. « Réduire les impacts humains et matériels de ces catastrophes naturelles et anthropiques est un impératif de survie auquel nous devons nous engager résolument », a noté Issoufou Ouédraogo.


Pour lui, la GBCRC, processus où les communautés vulnérables sont activement engagées dans l’identification, l’analyse, le traitement, le suivi et l’évaluation des risques de catastrophes, apparaît comme une alternative qui peut être explorée. Cela, dans l’optique de faire du citoyen le premier acteur de la réduction des risques et de leur gestion efficace.

le président de Réseau MARP- Burkina, Mathieu Ouédraogo

« Mieux vaut prévenir que guérir »

S’il est évident qu’il est difficile de cerner les catastrophes naturelles, le président de Réseau MARP- Burkina, Mathieu Ouédraogo, soutient que les catastrophes surviennent souvent par méconnaissance des actions de prévention ou de résilience aux chocs. « Ils crient au secours quand une catastrophe survient, mais nous pensons qu’il faut les sensibiliser pour qu’on puisse, à la base, prévenir les risques. On ne leur donne pas des outils pour qu’ils aillent parler, mais pour emmener les communautés à réfléchir et développer des capacités intrinsèques à eux-mêmes », a indiqué le président de Réseau MARP-Burkina.


Cet atelier de formation fait partie des activités du projet Gestion à base communautaire des risques de catastrophes du GNDR. Financé par l’USAID pour la période 2017-2020, ledit projet est exécuté par Réseau MARP-Burkina et Jeunes volontaires pour l’environnement (JVE) Niger, en partenariat avec six autres ONG d’Asie, d’Amérique latine et d’Afrique de l’Ouest.

Notons que dans le cadre du projet GBCRC, plusieurs activités ont été réalisées en Afrique de l’Ouest. Il s’agit, entre autres, de la sélection des 25 meilleurs cas d’études en matière de gestion à base communautaire des risques de catastrophes, la rédaction et la publication d’un livre de recettes et d’ingrédients pour la mise en place d’une CBDRM durable et institutionnalisée.

Nicole Ouédraogo

Lefaso.net

Source : lefaso.net

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