Gestion de produits chimiques dangereux : Le Ministère de l’environnement outille ses points focaux

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Gestion de produits chimiques dangereux : Le Ministère de l’environnement outille ses points focaux

Les polychlorobiphényles sont des produits chimiques toxiques contenus dans certains appareils producteurs d’énergie électrique. Depuis 1985, le Burkina s’est engagé à les éradiquer. Mais plus de deux décennies après cet engagement, le constat est tout autre : ces produits hautement toxiques existent au Burkina.
« L’atelier d’aujourd’hui vise à outiller les points focaux dans les sociétés industrielles afin qu’ils nous aident à éliminer complètement ces PCB au Burkina », a indiqué le Directeur général de la protection de l’environnement et du développement durable, Désiré Yaméogo.
Gestion de produits chimiques dangereux : Le Ministère de l’environnement outille ses points focauxPour cet atelier, chaque société est représentée par deux personnes. Il y a entre autres sociétés la nationale d’électricité et les mines qui disposent de leur propre système d’électrification. « Nous sommes venus partager notre expérience avec les autres. Parce que la Sonabel est engagée dans l’élimination de ces produits ou même des appareils qui les contiennent depuis longtemps », a expliqué Sibiri Compaoré, responsable du département Norme Environnement de la nationale d’électricité.
« Ils vont apprendre ce qu’on appelle PCB, leurs impacts sur l’environnement et sur l’homme. Ils vont aussi être formés sur les conventions de Bâle et de Stockholm sur ces questions. Cela va leur permettre de contribuer efficacement à la lutte contre les PCB au Burkina Faso », a indiqué Désiré Yaméogo. En plus de cette phase théorique, une visite de terrain est également inscrite au programme.
Gestion de produits chimiques dangereux : Le Ministère de l’environnement outille ses points focauxSelon les organisateurs de l’atelier, les participants, une fois formés, aideront à faire l’inventaire dans leurs structures respectives, des appareils à risque. Cet inventaire permettra de les acheminer à Ouagadougou pour être ensuite envoyés en France pour leur destruction. Car comme le dit le directeur général de la protection de l’environnement et du développement durable : « Le Burkina Faso n’a pas la technologie qui permette de détruire ces appareils ».

Jacques Théodore Balima
Lefaso.net

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