Franc CFA : le Burkina Faso préconise d’abord des réformes structurelles des économies

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« Ma conviction est qu’il faut mettre en place des reformes structurelles pour créer une compétitivité hors prix », avant de statuer sur l’avenir du franc CFA, a déclaré vendredi le Premier ministre burkinabè Paul Kaba Thiéba à l’issue de son discours devant le Parlement.

Le régime de change du franc CFA est complexe et remonte aux indépendances. « Ma conviction est qu’il faut mettre en place des réformes structurelles pour créer une compétition hors prix », a répondu M. Thiéba alors qu’il répondait à une question d’un député sur l’avenir du francs CFA.

Le franc CFA, utilisé par 15 pays francophones d’Afrique de l’ouest, du centre et un pays de l’archipel des Comores , est lié à l’euro par un système de parité fixe. De plus en plus d’intellectuels africains réclament l’abandon de cette monnaie qu’ils considèrent comme la cause du retard de développement des pays africains.

On a l’impression que c’est en jouant sur le taux de change que les pays qui utilisent le franc CFA) vont se développer, a indiqué le chef du gouvernement burkinabè lui-même économiste de formation, citant au passage des pays africains qui possèdent leur propre monnaie et qui n’ont pas fait de miracle en terme de développement.

« Avant de nous attaquer aux questions de monnaie nous devons nous attaquer à nos problèmes », a-t-il expliqué, citant entres autres le faible rendement sur le plan agricole et le coût élevé de l’énergie.

« Nous avons des problèmes de compétitivité (…) il faut une transformation structurelle avant de parler du taux de change (du franc CFA) », a-t-il indiqué.

Bayiri.com