Fonds communs : Ce révérend pasteur les voit autrement

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Wendlarima Hermann Sawadogo est pétri d’expériences dans divers domaines socioéconomiques. Il est entre autres chercheur en phytothérapie et médecine naturelle. Il était face à la presse ce 14 avril 2018 pour parler plantes médicinales mais aussi fonds communs.

Wendlarima Hermann Sawadogo se veut promoteur des fonctions de masse. Chercheur en phytothérapie et en médecine naturelle, ce révérend pasteur évangéliste est également le Président de l’Association WendKouni pour le développement de l’Afrique. En tant qu’enseignant chercheur, il a produit une vingtaine de livres sur les recettes des plantes qui guérissent.

« C’est Dieu qui a le pouvoir de la guérison. Mais, Dieu peut aussi utiliser des hommes pour réaliser des missions sur la terre. C’est la parole de Dieu que nous utilisons pour soigner les gens. Notre pouvoir de guérison provient donc de Dieu. Parce que les plantes ont été créées pour l’homme et pour l’animal », foi de l’homme de Dieu.

« Tout malade désespéré qui vient chez nous, poursuit-il, s’il n’est pas guéri, c’est qu’il y a un problème ». Pasteur Sawadogo estime que ce qui est fondamental, c’est de ne jamais mettre l’esprit de l’argent avant les soins, car « incompatible ».

Fonds communs

« Particulièrement, je ne suis pas contre les fonds communs. Mais, j’ai une autre manière de voir ces fonds. Si on peut prendre 4 millions de FCFA et donner à un citoyen burkinabè, c’est bien. Mais donner chaque année, c’est être bête.

Je propose par exemple de prendre 10 fonctionnaires touchant chacun 4 millions comme fonds communs (Ndlr : 40 millions au total) pour mettre en place une entreprise dans un domaine quelconque (élevage, irrigation, agriculture, industrie, etc.). Et le bénéfice sera partagé entre ces 10 fonctionnaires. Dans ce cas, la fonction publique devient une activité complémentaire pour ces derniers qui n’auront plus de fonds communs.

Ceci afin que chaque fonctionnaire burkinabè bénéficie de tous ces avantages. Sinon la manière actuelle dont cela fonctionne rime avec gaspillage. On ne leur apprend pas à pêcher du poisson ».

Le chercheur en médecine naturelle forme aussi des jeunes au Burkina dans le domaine de l’entreprenariat. Il est convaincu que le « Pays des Hommes intègres » est une Nation bénie, riche, mais inexploitée ou mal exploitée.

« Nous avons tout (Ndlr : Soleil, or, coton, terre, bras valides, …) pour devenir la première puissance mondiale. Mais, nous sommes classés parmi les derniers pays au monde en matière de développement. Il faut que ça change », lance le chercheur.

Noufou KINDO

Burkina 24

Burkina24.com