Folies de mode acte 9 : Projecteur sur les handicapés

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Le Styliste modéliste Bazem’se organise pour la 9eme fois ‘’Folies de mode ‘’le vendredi 27 0ctobre 2017. A une semaine de l’événement,  il était face a la presse pour annoncer cette 9eme édition qui a pour particularité le défilé des personnes handicapées  pour rappeler que la mode est une affaire de tous.

Valoriser  les créateurs burkinabè des régions du Burkina, c’est l’objectif fixé par le Styliste modéliste Bazem’se à travers la 9eme édition de Folies de mode  intitulée « Folies de mode Acte 9 » qui a pour thème : « Mode, Créativité et développement local ».

Un thème pour faire connaitre, valoriser et ouvrir les portes de l’international  à des créateurs qui sont dans l’ombre. Une manière pour lui de les mettre sous les projecteurs afin qu’ils puissent être connus  pour  booster  l’économie de leurs régions respectives. « Il faut qu’on pense à valoriser ce qui vient de chez nous, c’est-à-dire le Faso danfani, le koko donda et penser beaucoup aux jeunes stylistes qui naissent chaque jour. Il faut les aider à évoluer dans ce qu’il ont choisi comme métier », dit-il.

« Le thème choisi vise à montrer  l’impact de la mode sur le développement. Lors de Bobo fashion week, Bazem’se a été porté en  triomphe par les femmes qui font ces pagnes. Car le pagne qui coûtait 750 F CFA et 1200 F CFA est passé à 3000, 3500 et 4000 F CFA. Ce qui permet à ces femmes d’avoir des activités rémunératrices afin de pouvoir scolariser leurs enfants et subvenir à leurs besoins», ajoute Youssef  Ouédraogo, promoteur d’évènement.

Ce défilé va connaitre la participation des stylistes  venant de 4 pays à savoir le Bénin, la Côte d’Ivoire, la RD Congo,  le Togo en plus de ceux du Burkina Faso tels que Koro DK Style, TBONTY qui viennent de  Ouagadougou, CELESTE Confection de Bobo-Dioulasso et Souleymane Ouédraogo de Ouahigouya. Chaque styliste  présentera  10 tenues.

L’innovation majeure de Folies de mode Acte 9 est le mélange du koko donda avec le faso danfani et  le défilé des personnes handicapées. « Une manière de leur montrer qu’elles ne sont pas oublier et qu’elles font partie de nous-mêmes. On est tous mannequin car personne ne marche nu  et les mettre  sous les projecteurs est un honneur », a conclu Bazem’se.

Saly OUATTARA

Burkina24

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