Financement des PME: La société islamique ITFC double la mise au Burkina

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Dix ans d’existence. Doublement de la mise, soit 1,5 milliards de dollars pour le financement de l’exportation de produits agricoles tels que le coton et l’importation d’intrants agricoles et de produits alimentaires, ainsi que des produits d’énergie tels que le pétrole brut et les produits pétroliers raffinés et lancement d’un programme de financement des PME en Afrique de l’Ouest. L’après-midi du vendredi 05 octobre 2018 se retrouve inscrit dans les dates inoubliables par la Société Internationale Islamique de Financement du Commerce (ITFC), le gouvernement du Burkina Faso « premier pays en Afrique subsaharienne bénéficiant des appuis de ITFC » et Coris Bank International (CBI).

« Compléter le soutien apporté par le Groupe de la Banque Islamique de Développement (BID), qui couvre de nombreux secteurs importants pour le développement du pays », c’est ce à quoi sera destinée la somme de 1,5 milliards de dollars US à apporter par IFTC, une société financière avec pour particularité d’interventions une approche intégrée qui implique financement du commerce et développement des capacités commerciales.

Le décaissement annoncé a été matérialisé à travers la signature de l’accord-cadre entre l’Etat burkinabè et la société, en marge du Rebranding Africa Forum au cours du déjeuner offert par la société à l’occasion de ses dix ans d’existence. Le financement sera destiné à la mobilisation de ressources financières pour financer l’exportation de produits agricoles (coton), à l’importation d’intrants agricoles, de produits alimentaires et de produits d’énergie (pétrole brut et produits pétroliers raffinés).

La somme récapitule la ministre de l’économie, des finances et du développement « plus que le même montant en dix ans ». C’est même « un doublement » de la coopération au Burkina Faso, « premier pays bénéficiaire en Afrique subsaharienne » de l’appui budgétaire de l’« entité autonome » du Groupe de la BID, dira Hadizatou Rosine Coulibaly. Cela vaudra au directeur général de IFTC d’être fait officier de l’Ordre national « au nom du Président du Faso » présent au déjeuner offert par la société.

Signature de l’accord-cadre entre l’Etat burkinabè et IFTC (© IFTC)

Améliorer l’accès au financement pour les PME

En plus de l’accord-cadre, ITFC s’engage à financer également l’octroi de lignes de financement aux banques locales pour soutenir les PME et la mise en place de programmes de renforcement des capacités pour les secteurs stratégiques de l’économie nationale. Le choix s’est porté sur Coris Bank International qui « a fait du financement des PME son cœur de métier ». Celle-ci avait déjà noué un partenariat d’octroi de lignes à la banque par IFTC par le passé.

L’accès au financement constitue un des véritables casse-têtes pour les startupers. La plupart du temps, confie Idrissa Nassa, PDG du Groupe Coris, la difficulté d’accès au financement réside dans la mauvaise structuration des dossiers.

Le programme, décline-t-il, va en amont à travers la maison de l’entreprise, accompagner les entreprises à structurer leurs projets et la banque sur le plan technique, ce qui va contribuer à alléger les risques, la gestion du risque parce que c’est la gestion du risque qui fait obstacle à l’accès au financement. La signature de la convention pour l’octroi d’une ligne à cet effet entre la société et CBI constitue au passage le lancement du Programme d’appui aux PME en Afrique de l’Ouest pour améliorer l’accès au financement.

Cette signature matérialise l’octroi d’une ligne de financement au profit des startupers de l’UEMOA à travers le programme pour l’amélioration de l’accès au financement des PME (©IFTC)

« Combler le déficit substantiel de financement du commerce au niveau des PME dans la région, par l’octroi de lignes de financement, un renforcement des capacités et des services de conseil au profit des banques partenaires et aux PME des pays de l’Union Economique et Monétaire Ouest-Africaine », c’est ce que vise le programme, communique-t-on du côté de IFTC. Pour ses débuts, il est prévu l’implémentation d’un projet pilote au Burkina Faso et au Sénégal.

« En tant que pilier de l’économie émergente de la région, la PME a plus que jamais besoin d’un meilleur accès au financement, et le financement du commerce islamique a un rôle très important à jouer. Nous sommes convaincus, commente Hani Salem Sonbol, que le programme contribuera à améliorer l’utilisation par les PME des instruments de financement du commerce placés chez les banques ouest-africaines ».

Oui KOETA

Burkina 24

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