Financement de la force conjointe : les chefs d’État du G5 Sahel retrouveront Macron à New York

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Les cinq présidents du G5 Sahel tiendront une réunion de haut niveau avec Emmanuel Macron le 18 septembre, à New-York, en marge de l’assemblée générale des Nations unies. Objectif : résoudre le casse-tête du financement de leur force conjointe.

Ils avaient convenu de se revoir rapidement à l’issue de leur dernier sommet, à Bamako, le 2 juillet dernier, pour faire un nouveau point sur la mise en place de la force conjointe du G5 Sahel.  Ibrahim Boubacar Keïta (Mali), Mohamed Ould Abdelaziz (Mauritanie), Mahamadou Issoufou (Niger), Roch Marc Christian Kaboré (Burkina Faso) et Idriss Déby Itno (Tchad) retrouveront leur homologue français Emmanuel Macron lundi 18 septembre, à New-York, pour évoquer l’opérationnalisation de cette force commune, qui devrait compter à terme 5 000 militaires issus des 5 pays membres.

Antonio Gutteres, le secrétaire général de l’ONU, Federica Mogheniri, la chef de la diplomatie de l’Union européenne (UE), et Alpha Condé, le président en exercice de l’Union africaine (UA) prendront également part à cette réunion de haut niveau, organisée en marge de l’Assemblée générale des Nations unies.

Encore beaucoup d’argent à trouver

Celle-ci sera largement consacrée à la question du financement de la force conjointe du G5 Sahel. Avec 50 millions financés par l’Union européenne, 10 millions de chaque État membre, et 8 millions de la France, les dirigeants sahéliens n’ont pour l’instant réuni qu’un quart du budget nécessaire au lancement de cette force, estimé à près de 450 millions d’euros. Il reste donc encore beaucoup d’argent à trouver. Dans l’entourage des chefs d’État du G5, beaucoup ne cachent pas qu’ils attendent un soutien plus important de l’ONU.

Du côté français, on estime que le bilan de la mise en place de la force conjointe est pour l’instant « satisfaisant ».  Lors du dernier sommet du G5 Sahel à Bamako, Emmanuel Macron avait exhorté ses homologues à prouver l’efficacité de leur force sur le terrain dès que possible pour convaincre leurs partenaires internationaux encore réticents de mettre la main à la poche. Sur le terrain, celle-ci commence doucement à se mettre en place. Son quartier général a ainsi été inauguré par IBK le 9 septembre à Sévaré, dans le centre du Mali, et ses premières opérations devraient avoir lieu dans les semaines à venir.

Jeune Afrique