Fin des travaux du symposium national sur l’industrie au Burkina : Les participants ont formulé des recommandations au gouvernement

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Fin des travaux du symposium national sur l’industrie au Burkina : Les participants ont formulé des recommandations au gouvernement

Malgré les énormes potentialités dont regorge le Burkina et les mesures entreprises par l’Etat pour relancer l’industrie, la contribution du secteur industriel au produit intérieur brut a décliné de 21,2% en 1991 à 16,1% en 2012 tandis que le secteur manufacturier est passé de 14,6% en 1991 à 6,5% en 2012.

Ainsi, en référence à l’axe 3 du PNDES qui a pour objectif de développer un secteur industriel et artisanal compétitif à forte valeur ajoutée et créateur d’emplois décents, la chambre de commerce et d’industrie du Burkina a initié un symposium national sur l’industrie avec l’appui du gouvernement les 19 et 20 Avril 2018 à Bobo. Ce symposium national sur l’industrie vise à marquer le départ d’une mobilisation nationale forte pour le développement d’une industrie endogène autour des avantages concurrentiels du Burkina Faso dans la perspective de poser des bases pour une relance de l’industrialisation du Burkina. L’initiative de la chambre de commerce et d’industrie d’organiser ce symposium vient en appui à celles du gouvernement afin d’enrichir le document de politique d’industrialisation en cours d’élaboration sous le leadership du ministre du commerce de l’industrie et d’artisanat.

Fin des travaux du symposium national sur l’industrie au Burkina : Les participants ont formulé des recommandations au gouvernement
Représentant des participants

Durant ces deux jours, les participants au symposium ont porté leurs réflexions autour de deux thèmes principaux : Le premier était axé sur l’analyse des politiques, programmes et stratégies de développement industriel et de l’environnement fiscal juridique et institutionnel ainsi que des résultats de la recherche innovation. Quant au second, il a concerné le benchmarck des politiques industrielles à succès en Afrique et dans le monde et la projection de leur adaptation pour le Burkina Faso.

A l’issue des travaux, les participants ont émis des préoccupations. Il s’agit de la faible qualification de la main d’œuvre disponible, l’absence de centres de formation multi fonctionnels de référence métier de soutien à l’industrie, la vétusté des équipements de certaines unités industrielles, l’insuffisance d’énergie, l’insuffisance d’infrastructures marchandes, l’inefficacité de lutte contre la fraude, l’inadéquation des politiques publiques de promotion d’industrie face au défi de l’industrialisation…

A cet effet, ils ont fait des recommandations à savoir élaborer une définition et une grille de caractérisation consensuelle de l’industrie pour bien prendre en compte toutes les dimensions de l’activité, identifier les filières prioritaires de la politique d’industrialisation du Burkina, encourager la création d’au moins une usine structurante dans chaque région et dans chaque filière porteuse, veiller à l’implication de tous les départements ministériels concernés dans la formulation de la politique d’industrialisation, promouvoir le partenariat public privé…

Cependant les travaux de groupes en atelier font état de deux recommandations fortes et unanimes : La première spécifiant que cette rencontre ne soit pas une rencontre de plus autour de la problématique de l’industrialisation au Burkina Faso, et la seconde qui sollicite la mise en place de mécanismes rigoureux pour le suivi des conclusions du symposium.

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ministre du commerce Harouna Kaboré

Le ministre du commerce de l’industrie et de l’artisanat Harouna Kaboré a rassuré les participants que ces travaux seront pris en compte pour contribuer à l’élaboration de la stratégie d’industrialisation en cours dans son département. Ce symposium est de son avis un sentiment de renforcement de partenariat gagnant-gagnant car l’écriture de ce document participatif des porteurs de projets d’industrialisation est un atout pour atteindre l’objectif de l’acte 3 du PNDES qui est de promouvoir l’industrialisation pour relever l’économie.

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President chambre de commerce des Hauts Bassins Lassiné Diawara

Pour Lassiné Diawara président de la chambre de commerce des Hauts Bassins, au regard de l’intervention des experts spécialistes en industrie à propos des nouvelles zones industrielles, des zones économiques spécialisées, des technopoles mis en place, des réalisations d’ infrastructures sur un plan environnemental pour favoriser l’éclosion d’industries en dehors du cadre réglementaire législatif…et par ailleurs l’engagement, les apports, suggestions et recommandations des participants, il tire un bilan positif sur ce symposium national sur l’industrie.

Il a également rappelé combien il était important pour la chambre de commerce de saisir cette opportunité qu’offrait le gouvernement avec l’axe 3 du Plan National de Développement Economique et Social (PNDES) qui est la promotion de l’industrie du Burkina qui nécessitait l’avis des opérateurs économiques pour définir un nouveau paradigme afin que l’industrialisation soit une réalité au Burkina avec un développement d’industries manufacturières et créatrices d’emplois.

Le premier ministre Paul Kaba Thieba par la voix du ministre du commerce s’est engagé à rester attentif aux conclusions et recommandations de ce symposium qui traduiront sans doute les actions clés à prendre en compte dans la nouvelle politique d’industrialisation du Burkina Faso en cours d’élaboration et leur mise en œuvre pour développer un secteur industriel manufacturier en phase avec les nouvelles mutations économiques et technologiques.

Haoua Touré
Lefaso.net

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