Festivités du 11-décembre à Tenkodogo : Il faut aussi compter avec les tensions autour des logements !

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Festivités du 11-décembre à Tenkodogo : Il faut aussi compter avec les tensions autour des logements !

Tout évènement est une aubaine pour certaines personnes pour se faire le plein des poches. Qu’il soit heureux ou pas ! La célébration tournante du 11-décembre (fête de l’Indépendance) met également en exergue cette réalité, et ça se passe notamment à travers les logements (mises à part les régions des deux capitales, Ouagadougou et Bobo-Dioulasso). Tenkodogo 2019 ne déroge pas à la règle de la flambée vertigineuse des prix des infrastructures d’accueil et à l’insuffisance de logements pour les participants. Ce qui est source de tensions entre clients et gérants d’établissements hôteliers et surtout ces démarcheurs qui font leur traite dans la ville avec ces maisons de particuliers où certains sont obligés de se loger.

« Les chambres de cinq mille sont passées à dix mille francs, celles qu’on pouvait avoir à dix mille sont aujourd’hui à quinze mille, etc. Et ça même, il n’y en a pas. C’est sûr que d’ici là, les chambres de dix mille vont passer à 20 mille… », confie avec un visage reluisant, un gérant d’hôtel. Il voit défiler des usagers à intervalles réguliers, des clients désespérés de ne pouvoir se loger.


Tout ne se passe pas aussi facilement parfois entre gérants et clients. « J’avais fait ma réservation depuis longtemps et j’ai même pris la peine de rappeler à chaque fois et on me dit qu’il n’y a pas de souci. A ma grande surprise, à mon arrivée, on me fait savoir que mon nom ne figure pas sur la liste de réservation et pire, aucune chambre n’est disponible », s’emporte ce particulier au hall d’un hôtel, bagages en mains, le visage grave. « A qui la faute de cette situation ? », lance-t-il au gérant de l’hôtel.

A cette question, pas de réponse. Chacun semble être face à un fait accompli. La situation est encore rendue difficile au niveau de certains hôtels par l’existence ‘’spontanée’’ d’« agences » de sous-traitance. Ces agences sont à l’affût ; sonnez à un numéro de certains hôtels qui figurent sur Internet et vous tombez sur elles. « Non, ce n’est pas l’hôtel X, mais nous sommes des collaborateurs. Voulez-vous des chambres ? », accueille-t-on gentiment au bout de la ligne, avec en soutien, une brève présentation de l’agence. La personne au bout de la ligne prend les informations relatives à votre besoin (standing de la chambre, nombre de nuitées, etc.) et promet se renseigner sur la disponibilité avant de vous revenir.


Lorsque votre demande a gain de cause, l’agence fournit les informations à l’hôtel en question et vous envoie un mail de confirmation, indiquant le nombre de nuitées demandées (date d’entrée et date de sortie), le prix et vous indique que c’est payable à l’arrivée à l’hôtel. Bien ! Seulement, l’existence d’une telle intermédiation semble méconnue de certains gérants et/ou réceptionnistes, parfois surpris, lorsqu’un client leur tend l’e-mail de confirmation de l’agence avec toutes les précisions. Ce qui est parfois sources de bisbilles, surtout lorsque le client fait face à un hôtel plein, sans alternative, et pour lequel il avait pourtant pris le soin de réserver.

Pour éviter tous ces désagréments, certains visiteurs ont préféré avoir recours à des logements privés, des dépendances des mini et semi-villas. Et là, bonjour les fameux démarcheurs ! Pour cette option, ces intermédiaires sont les maîtres de la ville de Tenkodogo en la matière. Une vraie mafia pratiquée par certains. Ils sont en contact direct avec les propriétaires des maisons, dont certains résidents à l’extérieur, notamment en Italie et en Côte d’Ivoire.


Pour une villa de quatre chambres et salon, l’on vous demande parfois de débourser 60 mille par jour. Nous sommes le vendredi, 6 décembre 2019. Soit à cinq jours de la célébration à proprement dite. « Quand on approche de la date du 11 décembre, les prix grimpent. La maison que vous avez aujourd’hui à 50 000 francs, si ça a atteint demain (7 décembre, 2019, ndlr) ça va passer à 60 ou 70 mille », se moque cet autre démarcheur, face à un client hésitant.


Difficile d’obtenir donc un lieu pour dormir. Ici, les désagréments sont de plusieurs ordres. Avec certains démarcheurs par exemple, il n’est plus question de retirer la somme versée quand, une fois sur le lieu, le client estime que la maison ne répond pas à ses critères de départ. Alors que les clients versent la somme en intégralité, dès que le marché est conclu avec le démarcheur. De nombreux clients se plaignent soit du fait que la localisation n’est pas celle du départ (excentré alors que le démarcheur avait dit que le logement est situé en ville), soit du manque d’eau et/ou d’électricité, etc.[ Cliquez ici pour lire l’intégralité ]

O.H.L

Lefaso.net

Source : lefaso.net

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