Festival international du masque et des arts : 2 000 masques en fête à Dédougou

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L’Association pour la sauvegarde du masque (ASAMA) a procédé, le samedi 27 février 2016, au lancement de la 13e édition du Festival international du masque et des arts (FESTIMA) de Dédougou. Cette édition se tient jusqu’au 05 mars prochain et marque les vingt ans de l’ASAMA. Elle a vu la participation de plus de 2 000 masques venus de six pays de la sous-région.

Une manifestation modeste au départ, regroupant des masques de la province du Mouhoun en quarante huit heures, le Festival international des masques et des arts (FESTIMA) de Dédougou, organisé chaque deux ans depuis la création de l’Association pour la sauvegarde du masque (ASAMA) en 1996, a acquis une renommée internationale à laquelle participent de nombreuses communautés de masques des pays de la sous-région. Le lancement de la 13e édition du FESTIMA est intervenu le samedi 27 février à Dédougou. Cette 13e édition qui marque les vingt ans de l’ASAMA, regroupe une soixantaine de communautés de plus de 2 000 masques venus du Burkina Faso, du Bénin, de la Côte d’Ivoire, du Mali, du Sénégal et du Togo. Durant sept jours, Dédougou va vibrer au son et au rythme des masques, au bonheur de nombreuses populations et touristes qui feront le déplacement sur les différents sites de spectacles. Si depuis sa création, l’ASAMA, à travers le FESTIMA, a réussi à valoriser et participer à la sauvegarde du masque, il n’en demeure pas moins que des défis majeurs restent à relever, notamment la question de l’amélioration des infrastructures de sauvegarde de la pratique du masque au sein des communautés. C’est pour répondre à cette question que les organisateurs de la 13e édition du FESTIMA ont décidé d’axer les réflexions sur le thème : « Créer des infrastructures de sauvegarde du masque ».

L’engagement des autorités politiques

Outre les spectacles de masques, des réflexions sur le thème permettront d’inviter les communautés à doter les sociétés de masques d’infrastructures telles que les maisons de masques, les bosquets et bois sacrés, afin d’assurer leur survie. Pour réussir cette nouvelle mission qui est d’assurer la survie du masque, l’ASAMA peut compter sur la volonté politique des plus hautes autorités du Burkina Faso. « Dans un contexte national marqué par une dégénérescence, une mort lente de nos pratiques culturelles, de nos valeurs ancestrales, le FESTIMA apparaît comme une initiative culturelle qui assure la promotion de la pratique du masque. Aujourd’hui, le gouvernement, à travers le ministère de la Culture, des Arts et du Tourisme, s’engage à opérationnaliser le fonds du développement touristique et culturel qui va contribuer à aider tous les acteurs de la filière culturelle à développer ces genres d’initiatives, et surtout à les pérenniser », a indiqué le ministre de la Culture, des Arts et du Tourisme, Tahirou Barry. Quant au président de l’entreprise EBOMAF, Mahamoudou Bonkoungou, natif de la région de la Boucle du Mouhoun, il prend le parrainage de cette édition comme une reconnaissance en sa personne pour ses efforts en faveur de la culture. Il a montré sa disponibilité à accompagner l’ASAMA dans son combat d’assurer un avenir meilleur à la culture du masque.

Kamélé FAYAMA
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