Fama 2016 : Télesphore Bationo couronné

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La 3e édition des Faso Music Awards (Fama), a connu son dénouement ce samedi 5 mars dernier à Ouagadougou. Cette cérémonie de distinction des principaux acteurs de la filière musicale au plan local, a sacré le sieur Télesphore Bationo, Fama de l’année 2016.

C’est au total 19 acteurs de l’industrie musicale qui ont été primées à travers diverses catégories, au cours d’un gala organisé à l’occasion des Fama. Le sacre suprême de cette cérémonie de récompense est revenu à Télesphore Bationo, promoteur de la structure artiste distribution. C’est tout heureux que le Fama de l’année s’est vu remettre des mains du parrain de la soirée, Son Excellence Farhat Bouazza, ambassadeur du Royaume du Maroc au Burkina Faso, une attestation et un trophée accompagnés de ses attributs de nouveau chef de l’industrie musical burkinabè. Car « Fama » en langue malinké signifie « chef ».

Selon le lauréat de cette 3e édition des Fama, « Grace au Fama, on découvre les techniciens, les arrangeurs et autres personnalités de la culture, qui travaillent dans l’ombre et qui sont méconnus du grand public. Pour moi, c’est une activité à pérenniser, pour le bonheur des acteurs de la culture ». C’est tout heureux qu’il s’est exprimé en ces termes et en a profité remercier le jury ayant porté son choix sur sa personne.

Aux dires de son promoteur, Youssef Ouedraogo, les Fama vise à distinguer une personnalité culturelle dont l’action profite à l’ensemble des acteurs culturels et interpellent le grand public par son caractère innovant. Et à propos de cette édition, il avoue que malgré quelques difficultés, elle est considérée comme un pari gagné. Cependant « nous allons tenir compte des remarques qui ont été faites pour parfaire davantage les prochaines éditions. Il faut par exemple que lorsqu’on parle de l’acteur culturel, qu’on présente ses œuvres », a-t-il martelé.

Pour le parrain des Fama, Farhat Bouazza, en dépit du contexte actuel qui prévaut au pays, les organisateurs ont mis tous les moyens nécessaires pour la réussite de cette édition. « Je souhaite longue vie au Fama. Je serai très honoré, à chaque fois, de la parrainer. Je dis merci à tous ceux qui contribuent au rayonnement de la culture burkinabè », confie-t-il.

Palmarès Fama 2016
Fama de l’année : Telesphore Bationo (Artiste distribution)
Prix Sylvain Mozak (promoteur culturel) : Innocent Belemtougri (Monstres sacrés du coupé décalé)
Réalisateur vidéo-clip : Heman Agbalo (Graphic Architect)
Graphiste de l’année : Manga Konaté
Producteur phonographique : Ibrahim Olokunga (Afrimoov)
Meilleur manager : Maurice Zoungrana dit Kenzo
Meilleur arrangeur : Yves Debimboula
Artiste de l’année : David le combattant
Meilleur espace live : Le petit bazar
Présentateur de l’année : Alain Traoré dit Alino Faso
Journaliste Culturel/Radio : Serge Ekra (Ouaga FM)
Journaliste culturel/TV : Emmanuel Ouedraogo (Canal 3)
Journaliste culturel/Presse écrite : Yannick Sankara (Afriyelba/Evasion)
Chanson pour le civisme et la citoyenneté : Colectif Faso D’abord
Prix Ado L. Gorgo (Chanson valorisant les langues nationales) : Ananina (Dicko Fils)
Prix de l’ambassade du Maroc (récompensant un artiste émergent) : Fush
Tube de l’année : Wassa-wassa (Imilo le Chanceux)
Prix d’hommage et d’honneur : Abou Dabo dit Dabs et Boureima Sanfo dit Nonganaré

Guy Serge AKA

Fasozine