Fada N’Gourma : Les élèves dans la rue pour la satisfaction des revendications de leurs enseignants

75

Fada N’Gourma : Les élèves dans la rue pour la satisfaction des revendications de leurs enseignants

Les élèves des lycées et collèges publics de la ville de Fada N’Gourma ont fait le tour de quelques établissements privés pour faire sortir leurs camarades avant d’arpenter quelques artères de la ville pour exiger la satisfaction de la plate-forme revendicative de leurs enseignants. A cet effet, ils se sont rendus au gouvernorat de la région de l’Est pour transmettre un message verbal au secrétaire général de la région (SGR), représentant le gouverneur de l’Est.

Abdoul Aziz Thiombiano du lycée Diaba Lompo, représentant des élèves des lycées et collèges de la ville de Fada et coordonnateur du Mouvement burkinabè des droits de l’homme et des peuples (MBDHP) du bureau des élèves du lycée Diaba Lompo, a expliqué au SGR que les élèves sont sortis pour exprimer leur mécontentement et réclamer le retour dans les salles de classes de leurs professeurs qui ne dispensent plus normalement les cours depuis un mois.

« Nous n’avons pas d’évaluations dans nos classes, toute la semaine dernière nous n’avons pas eu cours parce que les professeurs sont en mouvement. L’année passée nous avons failli ne pas composer nos examens suite à la non-satisfaction des revendications de nos éducateurs par le gouvernement. C’est grâce à la bonne volonté de nos profs que les examens ont lieu », a-t-il déploré. Il a ajouté que cette année à la rentrée, les enseignants ont reposé leurs problèmes et jusqu’à présent il n’y pas de suite. « Nous ne sommes pas sortis pour aider un professeur à grever mais pour réclamer ce qui nous revient de droit, que les enseignants reviennent en classe nous donner nos cours et nos évaluations normalement afin que notre année scolaire puisse être validée », a-t-il nuancé.

A l’entendre, cet arrêt des cours se poursuivra dans tous les établissements de la ville jusqu’à gain de cause. « Nous avons dépassé la phase de la brutalité qui est l’étiquette qu’on collait aux élèves. Nous souhaitons un jour être des cadres aussi pour recevoir des messages et prendre des décisions », a-t-il précisé. Après ce message oral, les visiteurs ont pris congé de leur hôte du jour. Mais dans la foule, certains élèves incriminaient leurs professeurs en ces termes : « pourquoi dans les établissements publics vous ne déroulez pas normalement le programme tandis qu’au privé vous dispensez normalement les cours ? C’est méchant ».

Soumaila SANA
Lefaso.net

Lefaso.net