Facture normalisée : Les moyennes entreprises s’approprient le nouvel outil

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Donner aux contribuables de la Direction des moyennes entreprises du Centre II (DME-C II), les informations nécessaires leur permettant de comprendre et s’approprier tout le mécanisme de fonctionnement. C’est l’objectif général de la session de formation organisée par la DME-CII, ce lundi 15 mai 2017, à Ouagadougou. A en croire le représentant du directeur général des impôts, Boubacar Sérémé, la formation qui concerne l’ensemble des contribuables rattachés à la structure organisatrice, soit un total de 1 700 participants, permettra de poser des questions sur les difficultés pratiques déjà rencontrées sur le terrain et d’avoir des réponses, pour une meilleure appropriation de la facture normalisée.

Le 21 février 2017, la direction générale des impôts a lancé officiellement, la facture normalisée au Burkina. Pour une meilleure appropriation de l’outil, des sessions de communication et de sensibilisation ont été programmées, à l’image de cette session de formation sur la facture normalisée à l’endroit des contribuables de la direction des moyennes entreprises du Centre.

«Nos services interviennent en général, en aval pour le suivi de vos déclarations fiscales. Cette fois-ci, nous avons voulu intervenir en amont, pour former et sensibiliser, donner le maximum d’informations sur la facture normalisée», a expliqué le DME-C II, Léonard Badelson Bado. En effet, cette réforme est venue renforcer les moyens de lutte contre la fraude, tout en favorisant une bonne traçabilité des opérations réalisées par les contribuables. Il s’agit donc, à travers cette session, d’accompagner le contribuable pour une meilleure appropriation de cet instrument, afin que ses opérations puissent se réaliser conformément aux nouvelles dispositions. Les points qui ont été abordés à la rencontre sont, entre autres:

  • les différents types de factures normalisées (personnalisées et pré-imprimées) et les mentions d’obligatoires devant y figurer ;
  • les factures et documents à sécuriser, ainsi que les modalités de sécurisation ;
  • les modalités de gestion des opérations annulées ou résiliées ayant initialement fait l’objet de facturation normalisée ;
  • le mécanisme de contrôle de l’authenticité et de la validité des stickers.

A en croire le représentant du DGI, Boubacar Sérémé, le rendez-vous est sans doute, celui du donner et du recevoir, dans la mesure où il permettra de poser des questions sur les difficultés pratiques déjà éprouvées sur le terrain et d’avoir des réponses pour une meilleure appropriation de la facture normalisée.

Selon l’inspecteur technique principal, Boubacar Sérémé, l’instauration de la facture normalisée traduit la volonté de la DGI de moderniser l’administration fiscale, afin de mieux répondre aux besoins et attentes des contribuables. Cette réforme majeure instituée par la loi de finances, gestion 2014, connaît une mise en œuvre effective depuis le 1er mars 2017, suite à son lancement officiel intervenu le 21 février dernier. Des dires de Boubacar Sérémé, cet instrument vise à créer un climat favorable aux affaires, moderniser l’économie et renforcer les moyens de lutte contre la fraude. «Ce système permet de sécuriser les principaux supports de la comptabilité des entreprises que sont les factures et est donc, un levier important, au regard de l’impact positif qu’il entraîne sur l’assainissement de l’activité économique», foi de M. Sérémé. Cette activité qui intervient à la suite de celle organisée pour les grandes entreprises, vient renforcer le processus de communication.

Aline Ariane BAMOUNI

Bayiri.com