Entrepreneuriat des jeunes au Burkina Faso : 5000 volontaires formés à Bobo-Dioulasso

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Entrepreneuriat des jeunes au Burkina Faso : 5000 volontaires formés à Bobo-Dioulasso

La formation qui s’est déroulée du 02 au 06 octobre a concerné au total 2203 jeunes, soit 1541 hommes et 662 femmes, repartis en 56 cohortes dans 35 provinces. Elle a ainsi mobilisé 112 formateurs du ministère de la jeunesse, de la formation et de l’insertion professionnelles.

Durant cinq jours de formation, les formateurs se sont attelés à cultiver l’esprit d’entreprise au niveau des jeunes. Les participants ont notamment appris sur le potentiel entrepreneurial, l’esprit d’entreprise, à monter des plans d’affaires, à créer une micro entreprise, une petite entreprise et comment être un bon entrepreneur plus tard.

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Larba Pilga, directeur général de la jeunesse et de l’éducation permanente

A en croire Larba Pilga, directeur général de la jeunesse et de l’éducation permanente, au Burkina Faso, le secteur privé et public n’arrivent pas à « absorber » tous les jeunes demandeurs d’emploi. C’est pourquoi, le ministère en charge de la jeunesse a décidé depuis 2008, de mettre en œuvre ce Programme de Formation des jeunes en Entrepreneuriat (PFE), en vue de doter les jeunes d’une capacité entrepreneuriale pour que eux-mêmes puissent s’auto-employer. Car selon lui, « l’entrepreneurial ou l’auto emploi est la voie royale de promotion de l’emploi au niveau des jeunes ».

Ce programme vise donc à promouvoir l’entrepreneuriat des jeunes en s’appuyant sur leurs initiatives créatrices et sur leurs motivations à créer des micros, petites et moyennes entreprises. « Il s’agit d’offrir aux jeunes un programme de formation en entrepreneuriat qui leur permet de développer et de proposer des initiatives répondant à la demande locale et exploitant les potentialités et les savoir-faire locaux. Aussi, le programme permet d’accompagner les jeunes entrepreneurs dans le démarrage, la gestion et le développement des nouvelles entreprises qu’ils auront créées », a laissé entendre Oumarou Kaboré, conseiller technique du gouverneur de la région des Hauts-Bassins et « porte-parole » du ministre de la jeunesse à cette cérémonie de clôture.

Par ailleurs, cette session (édition 2017 du programme) a été organisée pour « rendre justice » à ceux qui avait payer pour la formation en 2013 et 2015 et que le programme n’avait pas pu avoir lieu.

« En effet, les sessions de formation ont concerné prioritairement les jeunes inscrits en 2013 et en 2015 et qui n’avaient pas bénéficié de formation car le programme n’a pu être mis en œuvre pendant cette période. Aussi, avons-nous estimé qu’il était nécessaire d’organiser des sessions de formation pour ces jeunes qui ont démontré leur volonté et leur engagement à se former en s’inscrivant au programme », a signifié le directeur général de la jeunesse et de l’éducation permanente, Larba Pilga.

Ainsi, dans le discours du ministre Soumaila Ouédraogo, lu par le conseiller technique du gouverneur, il a indiqué que le choix de la région des Hauts-Bassins et de la ville de Bobo-Dioulasso pour abriter cette cérémonie de clôture des sessions de formations en entrepreneuriat n’est pas fortuit. Cela traduit leur reconnaissance à la ville de Bobo-Dioulasso pour son statut de capitale économique de notre pays. Ce qui démontre en outre, leur volonté de marquer leur attachement à ce statut et contribuer à faire de la région des Hauts-Bassins et de la ville de Bobo-Dioulasso, un véritable incubateur des entreprises du Burkina Faso.

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Sanou Alimata

Prenant la parole au nom de l’ensemble des jeunes bénéficiaires du PFE de la région des Hauts-Bassins, Sanou Alimata, a notifié toute leur reconnaissance et leur gratitude au Ministère de la Jeunesse, de la Formation et de l’Insertion Professionnelles pour les efforts consentis pour la promotion de l’auto-emploi des jeunes à travers ce programme.
« Cette formation nous a permis de découvrir notre potentiel entrepreneurial et notre aptitude à créer une micro entreprise. Nous reconnaissons dorénavant que l’auto-emploi est la meilleure solution contre le chômage des jeunes », a laissé entendre cette dernière.

Toutefois, elle a soumis à monsieur le ministre de la jeunesse et au nom des participants, les doléances qui préoccupent la jeunesse et qui s’articulent autour des points suivants :

Entrepreneuriat des jeunes au Burkina Faso : 5000 volontaires formés à Bobo-Dioulasso Le financement effectif et dans un délai raisonnable des plans d’affaire ;
Entrepreneuriat des jeunes au Burkina Faso : 5000 volontaires formés à Bobo-Dioulasso Le financement des jeunes qui remplissaient les conditions d’âge au moment de leur inscription depuis 2013 ;
Entrepreneuriat des jeunes au Burkina Faso : 5000 volontaires formés à Bobo-Dioulasso Des pauses cafés et déjeuner lors des sessions de formation en entreprenariat ;
Entrepreneuriat des jeunes au Burkina Faso : 5000 volontaires formés à Bobo-Dioulasso La pérennisation de la formation en entreprenariat ;
Entrepreneuriat des jeunes au Burkina Faso : 5000 volontaires formés à Bobo-Dioulasso La traduction en langues des modules de formation en entreprenariat ;
Entrepreneuriat des jeunes au Burkina Faso : 5000 volontaires formés à Bobo-Dioulasso L’organisation des sessions dans les communes rurales ;
Entrepreneuriat des jeunes au Burkina Faso : 5000 volontaires formés à Bobo-Dioulasso Le renforcement des capacités et le suivi des bénéficiaires des fonds.

Ils sont cependant invités à entreprendre car « ils constituent la voie royale de promotion de l’auto emploi au Burkina Faso » et surtout à rester encore disponible pour la deuxième partie qui consiste à accompagner de façon individuelle ces jeunes pour le montage de leurs projets.

Entrepreneuriat des jeunes au Burkina Faso : 5000 volontaires formés à Bobo-DioulassoEn effet, les formateurs ont dix jours pour faire un encadrement individuel des jeunes pour que chacun puisse monter son plan d’affaire, son projet qui seront soumis au niveau des fonds de financement qui sont sous tutelle du ministère pour demander des financements afin de permettre à ces jeunes de pouvoir s’installer à leur propre compte.

Romuald Dofini
Lefaso.net

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