Enseignement de l’art et de la culture à l’école

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Les ministres en charge de l’éducation nationale, Jean-Martin Coulibaly et de la culture, Tahirou Barry, ont visité, le jeudi 15 juin 2017 l’école primaire publique de la cité AN II, à Ouagadougou. Cette sortie vise à constater de visu les résultats de la phase pilote de l’intégration de l’enseignement de l’art et de la culture dans le système éducatif du Burkina Faso.
L’école primaire publique de la cité AN II de la ville de Ouagadougou a connu une ambiance particulière en cette matinée du jeudi 15 juin 2017. Les élèves de cet établissement, rassemblés sous une paillote au milieu de la cour, ont reçu deux invités spéciaux, à savoir le ministre de l’Education nationale et de l’alphabétisation, Jean-Martin Coulibaly et son homologue de la Culture, des Arts et du Tourisme, Tahirou Barry. Les deux membres du gouvernement sont allés constater les résultats de la phase pilote de la valorisation de l’art et de la culture dans le système éducatif national. Cet établissement, créé en 1985, compte, selon son directeur Abdoul Karim Yaméogo, six classes de 467 élèves. « Cela fait deux ans que l’école est engagée dans le processus d’expérimentation de la réforme curriculaire », a-t-il  relevé, soulignant au passage  les difficultés qui entravent la mise en œuvre du projet malgré la bonne volonté des acteurs. Après le plaidoyer du directeur, les enseignants ont effectué une démonstration de séances de cours en danse et en chant. Dans cette dynamique, les tout-petits ont entonné l’hymne national, le Dytanié en langue mooré. Un acte qui a séduit les visiteurs du jour qui ont adressé un message de félicitation  aux apprenants. « Il faut aimer l’école parce que c’est là que vous allez apprendre beaucoup de choses comme vous l’avez fait avec la danse ce matin », a laissé entendre Jean-Martin Coulibaly. Son homologue Tahirou Barry de renchérir : « Sachez que vous êtes l’avenir de notre pays et nous allons vous accompagner dans ce sens ». En sus, le ministre en charge de l’éducation a estimé que les choses vont dans le bon sens. Pour lui, l’école burkinabè doit permettre non seulement de mettre en exergue les talents des enfants mais aussi les accompagner à les développer jusqu’au plus haut niveau. Ce que nous avons vu ce matin, a-t-il confié, augure de très belles perspectives. Le ministre Barry s’est dit  convaincu. Selon lui, grâce au projet « nous allons former des citoyens de demain, de vrais responsables, des patriotes qui vont s’adosser sur nos valeurs culturelles et notre identité pour construire la nation ». Par ailleurs, le premier responsable du département de la culture a fait savoir que la phase d’expérimentation a concerné 44 écoles et 174 enseignants et sa généralisation débutera dès la rentrée scolaire 2017-2018 dans les ENEP (Ecole nationale des enseignants du primaire). Le directeur de la formation et de la recherche au ministère de la Culture, des Arts et du Tourisme, Jacob Daboué, a indiqué que la présente sortie a pour objectif de vérifier que les enfants se sont appropriés l’esprit patriotique, respectueux des valeurs culturelles. « Après la généralisation, nous allons, avec les différents partenaires que sont les ministères en charge de la fonction publique, de l’éducation, de la jeunesse et de l’économie, asseoir un processus de recrutement des enseignants du corps de métiers des arts et de la culture », a-t-il affirmé. 
Joseph HARO

sidwaya.bf