Engagement des femmes en politique : Des femmes de Pabré renforcent leurs compétences

101

Le Mouvement Burkinabè pour le Développement et le civisme (MBDC)  organise du 26 au 30 avril 2018 dans la commune rurale de Pabré, un atelier de formation au profit d’une trentaine de femmes. Cet atelier s’inscrit dans le cadre d’un projet dénommé : « Renforcement de l’accès et l’engagement des femmes et jeunes filles à des postes électifs, à la consolidation de la Paix au Burkina Faso ». C’est un projet porté par le consortium Laafi, un regroupement de 4 organisations de la société civile. L’ouverture de cet atelier de formation est intervenue ce jeudi 26 avril 2018 à la mairie de Pabré.

La représentativité  de la gente féminine dans la sphère politique et dans les instances décisionnelles au Burkina demeure encore très marginale. Malgré la loi de 2009 qui fixe un quota de 30% au profit de l’un et de l’autre sexe aux élections législatives et municipales, les femmes peinent à prendre une place conséquente dans la gestion du pays. Aux dernières élections de 2016, seulement 10,23% de femmes sont élues députées tandis que  2,53% ont réussi à se faire élire comme maire.

Pour changer cette donne et améliorer le nombre des femmes dans les instances de décision,  le Consortium « Laafi », un regroupement de quatre Organisations de la société civile (OSC) burkinabè a initié  un projet dénommé « Renforcement de l’accès et l’engagement des femmes et jeunes filles à des postes électifs, à la consolidation de la Paix au Burkina Faso».  Ce regroupement d’OSC que sont le Mouvement Burkinabè pour le Développement et le civisme (MBDC), ABAC, Burkina 24 et Béog- nééré,  entend briser les contraintes qui pèsent sur l’accès et l’engagement des femmes au métier politique au Burkina Faso.

«Le meilleur avocat de la femme est la femme elle-même »

C’est dans cette optique  que le Mouvement Burkinabè pour le Développement et le civisme (MBDC)  a réuni une trentaine de femmes de la commune rurale de Pabré, en atelier de formation pour renforcer  leurs capacités à mieux s’engager dans la vie politique.

Selon le président du Mouvement Burkinabè pour le Développement et le civisme, Fousséni Ouédraogo, « le meilleur avocat de la femme est la femme elle-même,  mais il faut l’aider pour qu’elle puisse prendre conscience de ses capacités, et de ses compétences pour lui permettre d’aller sur le terrain ».

Durant donc 5 jours, différents modules seront dispensés aux femmes, pour susciter en elle un réel engagement dans la politique. Elles devraient  également sortir de cette formation, bien outillées en termes de leadership et de prévention et gestion des conflits.

Maxime KABORE

Burkina24

Burkina24.com