Emprunt obligataire : Le Trésor public à la recherche de 75 milliards de francs CFA

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Emprunt obligataire : Le Trésor public à la recherche de 75 milliards de francs CFA

L’emprunt obligataire de l’Etat du Burkina, dénommé « Trésor public du Burkina Faso 6,5% 2018-2025 », a été lancé ce lundi 22 octobre 2018, dans la salle de conférence de la Direction générale du trésor et de la comptabilité publique. Cet appel public à l’épargne, deuxième du genre de l’année 2018, est d’un montant initial de 75 milliards de F CFA, au taux d’intérêt net annuel de 6,5% sur sept ans, dont deux ans de différé.

Pour le tout nouveau directeur général du Trésor et de la comptabilité publique, Célestin Sanou, cet évènement est d’une importance capitale pour son institution. « C’est désormais une coutume pour le ministère de l’Economie, des Finances et du Développement d’organiser les Appels publics à l’épargne (APE) afin de mobiliser les ressources nécessaires au financement du développement du Burkina Faso », a-t-il souligné. Cet APE est le septième du genre après ceux de 2003, 2011, 2013, 2017 (deux) et de mai 2018.

Emprunt obligataire : Le Trésor public à la recherche de 75 milliards de francs CFASelon lui, cette manière de mobiliser les ressources est devenue une pratique courante grâce à la volonté et à l’engagement des acteurs du secteur financier et du monde des affaires, à accompagner le pays des Hommes intègres vers un développement socio-économique. Toute chose qui cadre avec les ambitions du PNDES de transformer structurellement l’économie burkinabè à travers le renforcement des secteurs d’appui au développement économique (énergie, infrastructures de transport, réforme du système éducatif).

Avec le prix de l’obligation fixé à 10 000 F CFA, ceux qui souhaitent investir utile et rentable ont jusqu’au 8 novembre 2018 pour l’achat des obligations. Les avantages de l’emprunt obligataire sont les exonérations fiscales pour les résidents du Burkina Faso, l’inscription à la côte de la Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM), l’admission des titres au refinancement de la BCEAO, le remboursement semestriel. En plus, ces titres ne présentent aucun risque au remboursement.

Emprunt obligataire : Le Trésor public à la recherche de 75 milliards de francs CFALe chef de file de l’opération est la Société burkinabè d’intermédiation financière (SBIF) avec comme co-chefs de file la BSIC Capital, BAO Capital Securities et la SGI Bénin. Le directeur général de la SBIF, Alexis Lourgo, compte sur l’intervention du système bancaire et des particuliers pour la réussite de l’opération. Pour mieux faire adhérer les potentiels cibles, un accent sera mis sur la communication et le marketing. Il a invité les uns et les autres à souscrire car c’est un partenariat gagnant et cet argent servira au développement du Burkina.

Marcus Kouaman
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Lefaso.net

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