Élections test pour l’ANC en Afrique du Sud

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Les Dirigeants Du Parti Freedom Fighters Julius Malema  Et Floyd Shivambu

Scandale de corruption, économie chancelante et réforme agraire sous tension ; voici autant de sujets clés à l’ordre du jour alors que les Sud-Africains se rendent aux urnes.

Il s’agit du sixième processus électoral démocratique à l’échelle nationale depuis la fin de l’apartheid, il y a 25 ans.

Le Congrès national africain (ANC), qui a mené la lutte contre l’apartheid, gouverne le pays depuis 1994. Mais sa popularité s’est érodée au fil des années fur en raison d’importantes inégalités qui subsistent dans le pays.

L’Alliance démocratique centriste (DA) et les combattants de gauche pour la liberté économique (EFF) constituent la principale opposition face à l’ANC.

L’apartheid, en vigueur de 1948 à 1994, a légalisé la discrimination raciale. La minorité blanche avait le contrôle de l’administration et surtout des terres si bien que la question foncière est restée une question litigieuse même après l’apartheid.

La minorité blanche possède encore de façon disproportionnée plus de terres que la majorité noire. L’EFF a pris l’initiative d’essayer de changer cette situation.

Andrew Harding, de la BBC, à Johannesburg, affirme que la position du parti a forcé l’ANC à envisager des mesures drastiques pour transférer plus de terres, plus rapidement aux Noirs, ce qui s’est traduit par un engagement à procéder à l’expropriation des terres sans compensation.

Entre-temps, le principal parti d’opposition, le DA, déclare qu’il ne croit pas que la réforme agraire doit être « menée d’une manière qui prive l’une des partie des terre au détriment de l’autre », et promet plutôt de donner la priorité à la réforme agraire dans le budget et de libérer les terres non utilisées du gouvernement.

L’élection en chiffres

26,76 millions d’électeurs inscrits
55% d’entre eux sont des femmes
Un nombre record de 48 partis sont sur le bulletin de vote
28.757 bureaux de vote
220.000 personnel électoral
Six millions de jeunes ne se sont pas inscrits pour voter
Parmi les autres questions électorales figurent le mécontentement face aux difficultés d’accès aux services de base comme l’eau, le logement et l’électricité. A cela s’ajoute la grogne contre l’insécurité et les crimes violents.

Plus de 26 millions de personnes se sont inscrites sur les listes électorales, mais des enquêtes locales indiquent que six millions de jeunes ne sont pas inscrits.

Les sondages d’opinion suggèrent que l’ANC obtiendra un peu plus de 50% des voix et que la DA devrait en obtenir environ 20%, rapporte l’agence de presse AFP.

Si le sondage s’avère vrai, cela signifierait une baisse de la part des voix de l’ANC. Il a obtenu 62 % des voix en 2014.

Outre la persistance des inégalités, on estime que l’échec de la lutte contre la corruption risque de porter préjudice à l’ANC le jour du vote.

Le président Cyril Ramaphosa est arrivé au pouvoir l’année dernière en s’engageant à s’attaquer à ce problème.

Mais pour certains, un vote en faveur de l’ANC avec M. Ramaphosa à la tête du parti est une approbation de l’héritage corrompu du parti.

Les bureaux de vote sont ouverts de 7 h 00 à 21 h 00 heure locale (05 h 00 GMT à 19 h 00 GMT). Cependant, tous ceux qui seront à l’intérieur d’un bureau avant l’heure de fermeture seront toujours autorisés à voter.

Les électeurs éliront les députés à partir d’une liste unique des partis politiques. Les députés procèderont ensuite à l’élection du président une fois que les Parlementaires seront convoqués.

Source : Camerounweb.com

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