Elections de 2020 : La CENI échange avec les OSC sur le fichier électoral

17
Elections de 2020 : La CENI échange avec les OSC sur le fichier électoral

Après les partis politiques, l’institution en charge d’organiser les élections de 2020, la Commission électorale nationale indépendante (CENI), a échangé, ce lundi 9 septembre 2019 à Ouagadougou, avec les Organisations de la société civile (OSC) sur le processus de révision et de constitution des listes électorales biométriques. Cette rencontre avait également pour objectif d’inviter les OSC à s’investir dans la mobilisation des électeurs pour l’enrôlement.

Dans le cadre des préparatifs des élections de 2020, la Commission électorale nationale indépendante (CENI) a tenu une rencontre d’échanges avec les Organisations de la société civile (OSC) sur le début du processus de révision et de constitution du fichier électoral. Cette rencontre a aussi permis à la CENI, à travers son président Newton Ahmed Barry, d’appeler la société civile à s’impliquer dans la mobilisation des électeurs pour l’enrôlement.

Le premier responsable de la CENI a d’abord rappelé que toute consultation électorale commence par la mise en ordre du fichier électoral. Ensuite, il a expliqué tout le processus devant conduire aux élections générales de 2020 et aux municipales de 2021.

Pour la mise en ordre du fichier électoral, il ne sera pas question pour la CENI de tout reprendre, mais d’enrôler de nouveaux électeurs. Mais pour les Burkinabè résidant à l’étranger, il s’agit de la constitution du fichier électoral.

Au cours des échanges, les acteurs de la société civile ont soulevé des inquiétudes notamment l’enrôlement des déplacés, des Burkinabè de l’étranger et la situation sécuritaire dans certaines zones. Aussi, il a été relevé que dans certains pays, le regroupement des Burkinabè pour l’enrôlement pose problème.

Newton Ahmed Barry, président de la CENI

Le président de la CENI, Newton Ahmed Barry, a apporté des réponses à ces préoccupations. Il a par exemple soulevé le fait que certains Burkinabè qui vivent à l’étranger ne sont pas immatriculés. Alors que selon la loi, il faut enrôler sur la liste électorale ceux qui sont déjà immatriculés.

Concernant la situation sécuritaire, le président de la CENI a dit que cette question ne relève pas de ses prérogatives et l’enrôlement des déplacés se fera dans le strict respect de la loi.

La CENI a identifié, dans le cadre d’un travail préliminaire, 13 252 emplacements sur l’ensemble du territoire national, 800 emplacements dans les ambassades et consulats. Chaque emplacement est un centre d’enrôlement. Quoique la révision du fichier électoral date de 2015, la CENI estime à 600 000 le nombre de nouveaux majeurs chaque année. Le potentiel à enrôler est donc de plus de 4,5 millions de Burkinabè.

Lydia Zanga de la CODEL

Avec un tel potentiel, la CENI exhorte tous les acteurs à s’engager autour du slogan « Chacun enrôle son jeune », pendant les deux semaines que va durer l’enrôlement. Et selon l’Institut national des statistiques et de la démographie (INSD), les projections pour 2020 donnent une estimation de 10 089 157 électeurs. Au niveau de l’étranger, le potentiel est de 2 500 000 électeurs.

A l’issue de la rencontre, les participants ont apprécié l’initiative de la CENI. « Nous sommes satisfaits de cette démarche qui nous permet de voir quels sont les défis auxquels la CENI fait face actuellement, quelles sont ses anticipations », a confié Lydia Zanga de la Convention des organisations de la société civile pour l’observation domestique des élections (CODEL).

En rappel, l’enrôlement à l’étranger se déroulera du 4 janvier au 2 février 2020. Au plan national, il s’étendra du 14 janvier au 13 mars 2020. Les acteurs de la société civile, à travers certaines déclarations faites au cours des échanges, ont promis de faire en sorte que plusieurs jeunes puissent être enrôlés.

Issoufou Ouédraogo

Lefaso.net

Source : lefaso.net

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici