Election 2020 : Corriger l’erreur de 2015 par « une insurrection électorale en votant l’UPC »

147

L’Union pour le Progrès et Changement (UPC) a organisé une conférence
de presse le jeudi 20 février 2020, à son siège national sis à Ouagadougou. Le
parti du Lion s’est prononcé sur la question de l’opération d’enrôlement des
électeurs de l’intérieur, et celle qui a trait à la délivrance de Cartes
nationales d’identité burkinabè (CNIB).

Le 30 juillet 2018, lors du vote
de la Loi n° 035-2018/AN portant modification de la Loi N°014-2001/AN du 03
juillet 2001 portant Code électoral, l’Opposition parlementaire dit avoir
soulevé des inquiétudes quant au choix des documents d’enrôlement qui sont
désormais la CNIB et le Passeport ordinaire. En son temps, le gouvernement avait
rassuré de sa bonne volonté de subventionner l’établissement desdits documents,
notamment en réduisant le coût de la CNIB, afin de faciliter son acquisition
par le maximum de Burkinabè. « Toutefois,
à la date d’aujourd’hui, le Gouvernement n’a pas tenu parole. C’est une
trahison des citoyens Burkinabè. Mais cela ne nous étonne guère, car la
mauvaise foi et le parjure sont les marques de fabrique du régime en place »
,
s’est soutenu l’UPC.

Ainsi, pour pallier à ce
problème, le parti avait animé une conférence de presse le 26 septembre 2019,
pour demander à nouveau aux autorités de subventionner l’établissement des CNIB
afin que les Burkinabè puissent s’en acquérir au prix de 500 Francs CFA, comme
ce fut le cas en 2010 sous Blaise COMPAORE. Cette position, l’UPC la défendait
en soutenant à l’époque, qu’avec « la
guerre asymétrique que nous imposent les hommes sans visage, il est important
pour chaque Burkinabè d’avoir un document d’identité, et pour l’Etat burkinabè
d’avoir une base de données fiable sur ses citoyens »
.

« Pour joindre l’acte à la parole, le Chef de file de l’Opposition
politique, par ailleurs Président de l’UPC, a examiné avec des Partenaires
techniques et financiers la possibilité pour eux de financer une opération
spéciale de délivrance de CNIB à prix très réduit, comme ce fut le cas en 2010.
Les partenaires ont indiqué leur disponibilité à examiner la question, si le
gouvernement leur en fait la demande. C’est tout heureux que le Président
DIABRE a écrit au Président du Faso le 23 octobre 2019, pour lui annoncer la
bonne nouvelle et lui demander d’exprimer le besoin auprès des Partenaires.
Jusqu’à ce jour, le Chef de l’Etat n’a pas donné suite à cette requête. En
clair, le Président Roch KAOBRE ne veut pas d’une subvention des CNIB comme le
Président DIABRE l’a négociée et obtenue des partenaires techniques et
financiers. On voit maintenant qu’il préfère débloquer de l’argent, le remettre
aux structures du MPP et à des pseudos associations affiliées au MPP, pour
qu’ils financent la distribution de la CNIB aux militants MPP uniquement. On
les voit d’ailleurs sur le terrain. Tout cela pour éviter que le mérite ne
revienne à l’Opposition. A l’intention de tous ceux qui disent que l’Opposition
ne propose rien. Ça c’est plus qu’une proposition concrète.»
, a soutenu l’UPC
qui dit ne pas comprendre, pourquoi, en pleine crise sécuritaire, le Président
du Faso prend-il le risque de laisser la subvention des CNIB à des individus,
notamment des politiciens de son camp en quête d’électorat.

La vétusté du kit d’enrôlement
mis en cause dans certaines zones

Sur la question de l’enrôlement
des électeurs de l’intérieur, débuté le 10 février dernier à Dédougou, le parti
a relevé « des résultats médiocres ».
« Le tri opéré dans la population ne
peut que donner les résultats auxquels on a abouti »
, estime ce grand
parti de l’opposition. A titre d’illustration, déplore le parti du Lion, dans
la zone 1 d’enrôlement (la Région de la Boucle du Mouhoun et la province du
Boulkiemdé), à la date du 17 février 2020, le nombre de citoyens enrôlés était
d’environ 123.000 sur un potentiel de près de 660.000 électeurs à immatriculer.
« Cela s’explique non seulement par
l’insécurité dans certaines sous-zones, mais aussi par le désordre entretenu
par le MPP et alliés au sujet des CNIB, et par la vétusté du kit d’enrôlement.
Dans plusieurs zones, on dénonce la qualité du matériel utilisé »
, a révélé
l’UPC.

Ainsi, devant ce constat, l’UPC
demande au gouvernement d’œuvrer instamment à assurer la sécurité dans les
zones vulnérables ; de veiller à la sécurité des agents de la CENI, des
opérateurs de kits et des personnes qui leur viennent en aide ; de trouver des
solutions palliatives à la défaillance des kits d’enrôlement des électeurs ;
les sites qui ne tiennent pas souvent compte des lieux de concentration de la
population ; la non-implication des chefs d’établissements pour l’occupation
des lieux d’enrôlement ; et de saisir la main tendue du Président Zéphirin
DIABRE, en acceptant une subvention rapide et générale des CNIB au grand
bonheur de l’ensemble des Burkinabè.

Estimant cependant qu’il est
temps de corriger l’erreur de 2015 en allant à une insurrection électorale en
votant l’UPC pour un Burkina de paix, de sécurité et de sérénité, le parti du
Lion a appelé la jeunesse à s’enrôler massivement au passage des équipes
d’enrôlement de la CENI dans leurs localités respectives, « pour pouvoir chasser le pouvoir incompétent et porte-malheur du
MPP le 22 novembre prochain »
.

Minute.bf

Source : Minute.bf

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici