Education nationale : Des enseignants réclament leurs arriérés de salaire

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Education nationale : Des enseignants réclament leurs arriérés de salaire

Selon le porte-parole du Comité de suivi, Romuald Somé, qui a animé la conférence, plusieurs démarches ont été entreprises dans l’espoir de débloquer la situation avant la rentrée qui vient de démarrer. « Des rencontres ont été initiées avec la directrice des ressources humaines du ministère en charge de l’éducation nationale, la direction générale de la formation initiale et continue, le secrétaire général du ministère et ses collaborateurs. D’autres formes d’actions ont été menées en l’occurrence des assemblées générales, des sit-in », a-t-il rappelé, soutenant que malgré ces démarches, le ministre en charge de l’éducation nationale, Jean-Martin Coulibaly n’a pas proposé de solutions concrètes à leurs préoccupations.

Education nationale : Des enseignants réclament leurs arriérés de salaire« A la fin de ce mois d’octobre, cela fera exactement trois mois pour les sortants de l’ENS/IDS (juillet 2017) et neuf mois pour les mesures nouvelles que les travailleurs que nous sommes n’avons pas reçu de salaire pour nous permettre de réaliser les tâches qui nous sont confiées », a expliqué M. Somé.

Cette conférence de presse a été initiée pour porter « à la connaissance du gouvernement et de l’opinion, leur impossibilité à rejoindre leurs postes de travail et à accomplir les activités pédagogiques sans mandatement ».

Séance tenante, le porte-parole a invité l’ensemble des travailleurs non mandatés à rester mobilisés pour exiger de leur ministère de tutelle, le mandatement sans délai des personnels et l’établissement d’un programme de formation initiale pour les recrutés sur mesures nouvelles et l’ensemble du personnel.

Education nationale : Des enseignants réclament leurs arriérés de salaireTout mouvement d’humeur a des dégâts collatéraux. C’est pourquoi, le comité de suivi s’est excusé auprès des élèves et leurs parents. Selon les explications de M. Somé, les actions qu’ils mènent participent de l’amélioration de la qualité de la formation et partant du système éducatif. « Il est évident qu’un enseignant qui est dans une détresse physique et morale ne pourra pas transmettre convenablement des connaissances aux apprenants », a-t-il laissé entendre.

Les actions du comité de suivi sont conduites avec l’appui des syndicats de l’éducation et en particulier la Fédération des syndicats nationaux des travailleurs de l’éducation et de la recherche (F-Synter). Des échanges sont en cours avec les autorités pour une sortie de crise. « Nous attendons de voir jusqu’où ces échanges vont aboutir. Si c’est nécessaire que le syndicat intervienne directement dans le dossier auprès des autorités, nous le ferons », a, pour sa part, déclaré le secrétaire général adjoint de la F-Synter, Souleymane Badiel. Poursuivant, il a donné son point de vue sur la question : « Les mesures qui doivent être prises sur le court, moyen et le long terme pour résoudre définitivement le problème appartiennent aux autorités. C’est des questions de salaires et c’est l’employeur qui doit prendre des dispositions pour régler à temps le salaire de ses employés ».

Aïssata Laure G. Sidibé
Lefaso.net

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