Economie numérique : Le rêve de l’ingénieure Hadja Ouattara/Sanon

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Détecter les meilleurs, les accompagner à peaufiner leurs innovations et à se constituer en start-up et plus tard en entreprises. C’est la destination finale du concours « Génie TIC » organisé par le  ministère du développement de l’économie numérique et des postes dans le cadre de la Semaine nationale de l’Internet. Le processus a été lancé ce mardi 24 juillet 2018.

Hadja Fatimata Ouattara/Sanon prise pour le conseil des ministres ce mardi aurait aimé se faire représenter pour le lancement des activités entrant dans le cadre de la SNI 2018. Mais  la ministre du développement de l’économie numérique tenait « à venir pour le lancement de ces concours à l’endroit des jeunes appelés à raison des natifs digitaux ». « Ils arrivent à réinventer notre monde, à repenser et à intégrer les TIC pour créer les services et des outils innovants nécessaires au développement de nos nations », dit-elle. 

Cette année, les jeunes geeks sont appelés à rivaliser dans huit domaines que sont l’éducation, l’énergie, le secteur rural, la santé, les droits humains et la promotion civique, la protection de l’environnement, le commerce et l’administration. Ils sont répartis en trois catégories que sont la conception de sites web, le génie TIC et le génie logiciel.

« Ce qui est assez intéressant pour la plateforme, dira Maimouna Sawadogo chargée de présenter le processus, c’est la partie pour l’évaluation des dossiers. Elle permet aux membres du jury de pouvoir faire l’évaluation chacun de façon indépendante au lieu de se réunir comme cela se faisait traditionnellement ». Ainsi chaque membre peut à partir de son laptop – s’il a accès à Internet – et pouvoir évaluer les projets soumis. Ce qui permet un gain de temps, de transparence et de la traçabilité du processus.

Concours « Génie TIC »

La 14e SNI  aura lieu du 20 au 24 novembre  2018. Le concours génie TIC sera à sa quatrième édition. Rodrigue Guiguemdé, directeur du développeur de l’industrie numérique, est convaincu que «notre pays regorge de jeunes talents qui ne demandent qu’à être valorisés ». Encore faut-il trouver le bon moyen pour les détecter et les promouvoir.

Le concours « a une place fondamentale au niveau de l’écosystème », dira-t-il. D’où la nécessité d’aller à la découverte de ces « talents cachés qui ne savent pas trop dans quel environnement baigner pour faire la promotion de leurs œuvres ».

Et c’est là que « le gouvernement (qui) a le devoir de créer cet environnement » entre en jeu à travers le ministère du développement de l’économie numérique pour implémenter la politique qui sied en la matière. 

TIC, auto-emploi, résorption du chômage

« Par ce concours, partage la ministre de l’économie numérique, j’ai la ferme conviction que les jeunes iront à l’auto-emploi avec en ligne de mire la résorption du chômage ».

Ingénieure des travaux informatiques, Hadja Ouattara met du sien afin que le processus d’encadrement pour peaufiner les innovations aboutisse pour permettre que « ceux qui veulent se constituer en start-up, en entreprises prospères » y parviennent.

Ahmed Ouédraogo est infographe, web designer à Keolid, une structure qui fait déjà dans l’innovation. Comme tous les autres jeunes venus pour l’occasion du lancement, il était assis tout au fond de la salle.

La ministre a mis son discours de côté pour s’adresser directement à eux.  « On ne peut pas accompagner tout le monde d’où l’idée d’organiser un concours pour détecter les meilleurs des meilleurs. Tout ce que vous arrivez à développer, c’est essentiel, c’est extrêmement important et il est bon pour nous que nous arrivons à utiliser les produits made in Burkina créés par vous dans l’administration, dans la vie de tous les jours ».

C’est sourire aux lèvres que le jeune geek acceptera de dire ce qu’il pense du concours. « Nous saluons le geste. Nous comptons développer des solutions pour améliorer le vécu quotidien des Burkinabè,  voire la sous-région », se propulse déjà Ahmed Ouédraogo.

Il ne le sait peut-être pas mais, c’est à cela que veut parvenir l’ingénieure en charge du département. « A exporter justement ces talents ». Et pour cause, « ce que les autres font, ce qu’on utilise tous les jours, la fameuse application Facebook que nous utilisons tous les jours, il y a plein ici qui peuvent développer. Ce n’est pas sorcier », est-elle convaincue.

Oui KOETA

Burkina24

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