« Eau-lumière-énergie » : Les femmes scientifiques d’Afrique se concertent à Ouaga

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Le Réseau africain des femmes scientifiques et ingénieurs (RAFESI) organise du 13 au 15 juillet 2017 à Ouagadougou, un atelier sur l’utilisation des énergies renouvelables.

L’économie d’énergie à travers la maîtrise et la vulgarisation des technologies préoccupent le Réseau africain des femmes scientifiques et ingénieurs (RAFESI). A cet effet, les membres venues, entre autres, du Mali, Niger, Sénégal, Bénin, Côte d’Ivoire et du Burkina vont réfléchir durant trois jours sur « l’utilisation des énergies renouvelables ».

En outre, elles vont s’informer sur le programme « Eau-lumière-énergie », les technologies utilisant les énergies renouvelables, le programme national de biodigesteur. Selon la présidente du RAFESI, Aminata Ouédraogo, depuis sa création, l’organisation s’est intéressée à la question des énergies renouvelables. Car, l’économie d’énergie a une incidence réelle sur la vie des familles.

« Lorsqu’on dépense moins d’énergie, ce sont des économies qu’on réalise. L’économie d’énergie permet de gagner du temps, de créer des activités génératrices de revenus, de dégager du temps pour travailler à la maison », a-t-elle affirmé. C’est pourquoi, l’Union africaine s’est penchée sur la question en 2015, lors du sommet des Chefs d’Etat et de gouvernement. Pour elle, les femmes scientifiques peuvent apporter beaucoup dans le domaine des énergies renouvelables.

L’avenir de demain passe par le renouvelable…

La présidente du RAFESI, Aminata Traoré.

« Depuis 2001, les femmes scientifiques du Burkina se sont intéressées par exemple à la question d’économie d’énergie à travers la vulgarisation de l’ « auto-cuiseur vitatoré » et mise au point par l’IRSAT.

Notre ambition, c’est que toutes les femmes disposent dans leur cuisine de cet appareil qui permet de cuir facilement les aliments », a souhaité la présidente du RAFESI.

La nouvelle politique dans le secteur de l’énergie réserve une place importante aux énergies renouvelables, a insisté, le représentant du ministre en charge de l’énergie, Souleymane Konaté.

« L’on veut augmenter de façon considérable la part réservée aux énergies renouvelables dans notre production d’ici à 2020. Donc, nous avons de grands projets de centrales solaires…

Car, l’avenir de demain passe par le renouvelable, avec le taux d’ensoleillement que nous avons, tout est mis en œuvre dans le maximum de notre production sur le solaire », a-t-il signifié. Et, à l’heure de la transition énergétique, il est nécessaire de se tourner vers les énergies renouvelables, cela permettra de réduire l’impact des anciennes sources d’énergie sur l’environnement qui se dégradent.

A entendre le représentant du ministre en charge de l’innovation, Salif Traoré, l’on estime par an à plus de 100.000 hectares de terre qui se dégradent du fait des mauvaises pratiques. « Il faut qu’elles persévèrent dans leur initiative de promouvoir les énergies renouvelables », a souhaité M. Traoré.

Pour rappel, le RAFESI a été créé en 2000 à Bamako. Il œuvre à la promotion d’une culture scientifique et technologique pour les filles et les femmes. Il s’investit également aux côtés des filles pour briser les barrières psychologiques et sociales qui les empêchent d’embrasser les filières scientifiques.

Noufou KINDO

Burkina 24

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