E-commerce au Burkina : Ismaël Ouédraogo déballe son « Bon Biz »

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Le commerce électronique est l’échange pécuniaire de biens, de services et d’informations par l’intermédiaire des réseaux informatiques, notamment Internet. Ismaël Ouédraogo est le manager général d’une boutique en ligne au Burkina Faso, dénommée « Bon Biz ». Il s’est prêté aux questions de Burkina 24 afin de faire découvrir son univers.

Burkina 24 (B24) : Présentez-nous « Bon Biz » ?

Ismaël Ouédraogo : Bon Biz est une plateforme de vente en ligne qui dédie tout d’abord au Burkina Faso. Un site qui se veut facilitateur entre les vendeurs et les acheteurs.

B24 : D’où est venue l’idée de mettre en place cette boutique en ligne ?

Ismaël Ouédraogo : L’idée existe depuis longtemps. C’est comment trouver le meilleur produit au meilleur prix  sans pour autant trop me casser la tête. Lors des achats on a souvent des regrets parce qu’on n’a pas la possibilité de comparer plusieurs offres. C’est en ce sens que l’idée m’est venue depuis 2010-2011 de voir comment utiliser une plateforme pour permettre aux gens d’avoir plusieurs offres qui peuvent répondre à leur besoin en fonction de leur bourse. C’est ainsi que Bon Biz a vu le jour depuis pratiquement deux ans maintenant.

B24 : Quels sont les types d’articles que l’on peut retrouver sur votre plateforme ?

Ismaël Ouédraogo : On peut retrouver plusieurs types d’articles. On ne se limite pas à ce qu’on peut proposer mais on propose ce dont les utilisateurs ont besoin. Pour le moment on peut retrouver des articles comme des ordinateurs, des téléphones, de l’électroménager, des vêtements, des chaussures, des produits de beauté. Bientôt avec des sections qui concerneront par exemple le solaire, les meubles. Tout ce qui peut être utile pour le consommateur burkinabè.

B24 : Comment fonctionne Bon Biz, pour un acheteur qui a besoin d’un article, comment doit-il procéder ?

Ismaël Ouédraogo : C’est très simple. Il va sur la plateforme. Tout est catégorisé en fonction du besoin. Pour quelqu’un qui recherche un téléphone ou un ordinateur, il doit aller dans la catégorie téléphonie et taper Androïd ou iPhone. La plateforme est faite de telle sorte qu’on peut filtrer les recherches en fonction de son besoin. Quand on a besoin d’un téléphone entre 50 000 et 70 000F, la plateforme permet au client de faire cette option. Et on lui propose tous les téléphones de toutes les marques qui sont dans ce budget-là. Et à lui de faire son choix et suivre les étapes en inscrivant son nom et prénom, son email et son numéro de téléphone et c’est OK.

Nous recevons l’information derrière et on rentre en contact avec le client pour valider sa commande et procéder à la livraison. C’est à la livraison que le client paye l’article.

B24 : Comment faites-vous pour rentabiliser votre business étant donné que vous êtes un intermédiaire ?

Ismaël Ouédraogo: On est payé à la commission par le fournisseur par rapport aux ventes. L’avantage que l’on donne aux clients c’est qu’on rassemble toutes les marques. On essaie d’être les moins chers sur le marché.

E-commerce au Burkina : Ismaël Ouédraogo déballe son « Bon Biz »
Aperçu de « Bon Biz »

B24 : Concernant la qualité, comment pouvez-vous certifier ?

Ismaël Ouédraogo: C’est une exigence pour nos fournisseurs. Ils sont obligés de nous fournir de la qualité. Maintenant, il peut y avoir des fournisseurs de mauvaise intention. Ça peut arriver. Mais nous, on a ce système de retour. Un client qui achète un produit a 7 jours pour pouvoir faire le retour en cas de problème lié à l’appareil. Nous récupérons l’appareil  et teste si effectivement c’est une panne technique on le change immédiatement.

B24 : Pensez que ce type d’activité a de beaux jours au Burkina Faso ?

Ismaël Ouédraogo: Oui il a de l’avenir. De nos jours on est très occupé. On ne peut pas tout le temps aller voir les produits que l’on veut. On a beaucoup d’activités et on manque de temps. Ce service est une facilité pour l’utilisateur d’acquérir un produit. Aussi, avec les tendances, peut être que c’est nous qui sommes en retard. Si non dans la sous-région, c’est une activité qui marche très bien et pourquoi pas ici.

Depuis que nous avons commencé, on a toujours de bons retours de la part des clients. Généralement les utilisateurs qui achètent une fois reviennent vers nous. Parce qu’ils sont satisfaits. On n’aura pas vendu quelque chose qu’ils n’ont pas commandé et on n’aura pas vendu un produit de mauvaise qualité. Le e-commerce a de beaux jours au Burkina Faso. La technologie facilite beaucoup de choses dans ce sens.

B24 : Quels sont les avantages pour un client d’acheter chez vous ?

Ismaël Ouédraogo : Les avantages sont nombreux. Si on prend un exemple d’un couple très occupé qui désire s’acquérir des biens. Et à l’heure de la descente les magasins sont fermés. Mais grâce à notre plateforme, à n’importe quel moment, ils peuvent s’assoir sur leur fauteuil, regarder tous les articles qui existent sur le site et les comparer. Il évite donc les difficultés pour aller voir un vendeur par exemple. En plus, le client est chargé du transport de l’article. Nous, on lui évite tout ce processus-là.

Il choisit son article et nous on le ramène où il veut. Ainsi, il pourra économiser ce temps pour se concentrer sur autre chose plus importante. Egalement, cela permet de comparer les offres. Par contre, quand un client se dirige vers une boutique spécifique, il ne trouvera ce que le magasin lui propose. Nous, on propose ce que plusieurs magasins proposent.

B24 : Quels sont vos projets l’avenir ?

Ismaël Ouédraogo : Bon Biz a de très gros projets. On essaie d’avancer tant bien que mal. Les vraies difficultés sont liées à l’accès à internet. Bon Biz ne se limitera pas de la vente en ligne mais ajoutera d’autres services plus intéressants pour que l’utilisateur ne soit pas obligé de se déplacer. Bientôt, il y a aura Bon Biz auto moto pour les vendeurs et acheteurs de voiture et de moto. On est en train de créer d’autres services comme la restauration. A peu près dans tous les domaines pour faciliter la vie aux gens afin qu’ils puissent s’occuper des choses plus importantes. Après le Burkina Faso, on compte s’installer dans les années à venir dans la sous-région.

Propos recueillis par Jules César KABORE

Lesaffairesbf

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