Droits de l’enfant : l’ONG ERIKS rencontre ses partenaires

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Droits de l’enfant : l’ONG  ERIKS rencontre ses partenaires

Depuis sa création en 1967, une vision a guidé ERIKS development partner, « Un monde meilleur où les rêves des enfants deviennent réalité ». Ce rêve est bien possible , mais avant, l’ONG, par le biais de ses partenaires que sont la Coalition au Burkina Faso pour les droits de l’enfant (COBUFADE), l’Organisation chrétienne de secours d’urgence et de développement (CREDO), le Réseau national chrétien de lutte contre le VIH et le SIDA (CCANet-Burkina), le Bureau national de développement des églises évangéliques (ODE) et l’association Lydie , s’attèlent à lutter contre la pauvreté, l’exclusion , l’oubli et le rejet des enfants au Burkina. Cela, à travers des secteurs prioritaires définis par l’ONG ERIKS que sont : la santé, l’éducation, la protection et les crises humanitaires.

Droits de l’enfant : l’ONG  ERIKS rencontre ses partenaires« Je suis très impressionnée par tout ce qui a été réalisé en termes de lois, de pratiques et d’activités, notamment en ce qui concerne l’accès des jeunes enfants à l’école (…) » a noté la présidente du conseil d’administration, Cecilia Hjorth Attefall. En effet, il y a de quoi réjouir l’équipe de Cecilia Hjorth Attefall, en témoigne les résultats présentés par les partenaires. C’est le cas de l’ONG CREDO, qui de 2006 à nos jours, enregistre plus de 110 projets et programmes dans 15 provinces du Burkina, ou encore du Réseau national chrétien de lutte contre le VIH et le SIDA (CCANet-Burkina), partenaire d’ERIKS depuis 2010. Selon le coordonnateur dudit projet, ce sont 119 531 adolescents, soit 65 518 filles et 54 013 garçons, qui ont été touchés dans le cadre programme « droit des enfants (2013-2016) ».

Droits de l’enfant : l’ONG  ERIKS rencontre ses partenairesLe dernier né des partenaires, l’association Lydie quant à elle, qui bénéfice de l’appui de l’ONG depuis le 1er mars 2017, compte déjà à son actif, la scolarisation de 65 enfants et la réinsertion de 83 enfants, qui étaient auparavant en situation de rue. Si les résultats sont encourageants, la présidente du conseil d’administration confie : « Concernant l’accès des enfants à l’école, nous avons noté des progrès, mais il demeure un défi pour la rétention scolaire. Cela est également en lien avec une autre problématique, le mariage précoce des enfants qui reste une préoccupation en termes de protection des droits de l’enfant » a-t-elle signifié, précisant qu’il faut étendre les actions à toutes les régions du Burkina.

Pas de distinction de religions

Droits de l’enfant : l’ONG  ERIKS rencontre ses partenairesStructure ayant comme principes les valeurs chrétiennes et la convention des Nations-Unies relatives au droit de l’enfant, ERIKS soutient des programmes dans une vingtaine de pays d’Asie du Sud , du Sud- Est , d’Europe de l’Est, de la Suède et d’Afrique de l’Ouest, notamment au Mali, au Burkina Faso et au Niger. En collaboration avec une soixantaine d’organisations à travers le monde, l’ONG, selon la présidente du conseil d’administration, ne limite pas ses actions aux organisations chrétiennes. « Nos interventions n’ont pas vocation à changer la vision religieuse des bénéficiaires, mais d’apporter des changements en termes de développement et d’amélioration dans la vie des enfants. Nous sommes ouverts à toute organisation qui aura la force de changer les choses en faveur des enfants » a souligné Cecilia Hjorth Attefall.

Pour l’histoire, ERIKS developement partner est l’œuvre d’un jeune suédois. Enfant, Erik Nilsson qui souffrait d’hémophilie, s’était donné comme mission de venir en aide aux autres enfants malades. Pour cela, dès l’âge de 17 ans, son combat en faveur d’autres enfants était déjà connu. Décédé en 1966, Eriks Nilsson a laissé un grand héritage aux enfants du monde entier, une grande fondation, qui s’attèle à offrir une vie meilleure aux enfants les plus vulnérables.

Nicole Ouédraogo
Lefaso.net

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