Droits de la jeune fille : Quand une jeune slameuse se met dans la peau de l’ambassadeur de Suède

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Droits de la jeune fille : Quand une jeune slameuse  se met dans la peau de l’ambassadeur de Suède

La jeune slameuse Martine Konkobo n’oubliera pas de sitôt cette journée du lundi 7 octobre 2019. De sa réunion hebdomadaire avec le personnel de l’ambassade de Suède à l’entretien avec l’ambassadeur de l’Union européenne puis la coordonnatrice du Système des nations unies au Burkina et les responsables de l’ONG Waterd Aid ou encore , la séance média au studio Yafa, Martine Konkobo a incarné le rôle de la chargée d’affaires de l’ambassade de Suède, Mia Rimby.

Ce fut une journée assez particulière pour l’administration de l’ambassade de Suède. Dans ce pays où l’on promeut l’égalité des sexes, le personnel n’était certainement pas étonné de voir une femme prendre les commandes de l’administration. Et cela, même quand l’ambassadeur est une jeune élève en classe de seconde, venue de Koupéla.


A la place de la chargée d’affaires de l’ambassade, Mia Rimby, Martine s’est enquise de l’actualité nationale et internationale, de la coopération entre les deux Etats ainsi que de la politique féministe étrangère de la Suède avant de prendre congé du personnel. « Cette journée m’a permis de prendre connaissance du combat quotidien que mène l’ambassadrice de la Suède au profit de la jeune fille. Ma rencontre avec l’ambassadeur de l’UE, la coordinatrice des Nations unies et les responsables de Water Aid ont été des moments inoubliables pour moi et aussi des opportunités de découverte », a confié celle qui fut ambassadeur de la Suède au cours d’une journée.

Réunion avec le personnel de l’ambassade

De son échange avec Martine, la Coordonnatrice Résidente du Système des Nations Unies, Metsi Makhetha, soutiendra être rassurée de voir les jeunes filles à un niveau où elles sont déjà conscientes de leurs droits. « Il y a aussi une prise de conscience par rapport aux actions que nous devons tous mener en tant que partenaires et nous sommes aux côtés du peuple burkinabè pour que nous puissions aller à une grande échelle, que ce changement qui concerne les pesanteurs sociales, les violations à l’endroit des filles, puissent être accélérées », a-t-elle signifié. Puis d’interpeller les filles : « Même si le contexte présente des obstacles au niveau social, il est possible de les surmonter et vous êtes en train d’assumer votre propre leadership en étant de vrais actrices ».


Cette initiative de l’ONG Plan international et de l’ambassade de Suède entre dans le cadre de l’opération « Girls Takeover ». Une opération qui, selon le représentant résident de Plan International, Yacouba Kaigama, s’inscrit dans le cadre de la célébration de la journée internationale de la jeune fille. Et cette opération, dit-il, consiste à offrir l’opportunité à une jeune fille de jouer le rôle d’une personnalité, notamment l’ambassadeur de Suède dont le pays est très engagé sur les droits de la jeune fille.


« Il s’agissait de donner la possibilité à une jeune fille de croire en elle et de prouver que les femmes peuvent prendre des décisions », a indiqué Mia Rimby , soulignant que l’ambition est d’avoir une société où les hommes et les femmes jouissent des mêmes droits, notamment en termes de ressources et de représentation au niveau des instances de décisions.


Instituée 2012, la Journée internationale de la fille est célébrée le 11 octobre de chaque année. Cette Journée entend mettre en lumière les besoins des filles et répondre aux défis auxquels elles font face.

Nicole Ouédraogo

Lefaso.net

Source : lefaso.net

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