Droit à l’alimentation : Hunger free world plaide auprès de l’Assemblée nationale

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Depuis 2005 qu’elle a ouvert ses portes au Burkina, l’ONG Hunger free world s’est donnée pour objectif, d’œuvrer à la création d’un Burkina libéré de la faim. Après d’autres institutions, l’ONG, conduite par Frédéric Ilboudo, chargé du plaidoyer à Hunger free world, est allée rencontrer le président de l’Assemblée nationale, représenté à l’occasion par son 3è vice-président, Alfred Sanou afin que les deux institutions travaillent ensemble pour la poursuite du combat contre la faim au pays des Hommes intègres.

«Le droit à l’alimentation n’est pas un droit d’être nourri, mais un droit de se nourrir et d’être assisté en cas de sinistre, entraînant l’incapacité de se nourrir par ses propres moyens. Donc ce droit peut être une réalité si la représentation nationale est avec nous», a laissé entendre Frédéric Ilboudo. Il précise d’ailleurs que la réalisation de ce droit n’est pas de la responsabilité de l’Etat seulement, «elle suppose l’action de tous les membres de la société, notamment les familles, les communautés locales, les ONG, les organisations de la société civile, le secteur privé, etc.».

A ce titre, l’organisation sous le leadership de ses responsables, s’est employée à plaider auprès des autorités nationales afin que le droit à l’alimentation soit inscrit dans la loi fondamentale du Burkina. A l’occasion du passage de la 4è à la 5è République du Burkina, Hunger free world a saisie l’occasion pour faire inscrire ce droit dans la nouvelle Constitution en ses articles 26, 29 et 135.
Une démarche que l’honorable Alfred Sanou a apprécié et qu’il juge importante. «Le droit à l’alimentation est un droit fondamental et on ne saurait le soustraire de la Constitution. Nous sommes prêt à mener ensemble le combat pour que ce droit puisse être consacré», a confié le 3è vice-président de l’AN. L’honorable Sanou soutien d’ailleurs que c’est la consécration de ce droit qui donnera une base légale aux différents acteurs afin de poursuivre le combat.

En rappel, le droit à l’alimentation adéquate (saine, suffisante et acceptable) est réalisé lorsque chaque homme, chaque femme et chaque enfant, seul ou en communauté avec autrui, a accès à tout instant, physiquement et économiquement, à une alimentation adéquate ou aux moyens de se la procurer. Cela suppose la satisfaction de trois piliers qui régissent le droit à l’alimentation. Notamment la disponibilité, l’accessibilité et l’adéquation.

Fasozine