Droit du sol : Les femmes ne pourront plus aller accoucher aux Etats- Unis en prétextant le tourisme

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Droit du sol : Les femmes ne pourront plus aller accoucher aux Etats- Unis en prétextant le tourisme

Les Etats-Unis vont limiter les visas aux femmes enceintes à partir de ce vendredi 24 janvier 2020. Cette mesure vise à lutter contre « le tourisme de maternité. » le président américain Donald Trump soupçonne les candidates de vouloir venir dans son pays pour que leur enfant y bénéficie automatiquement de la nationalité américaine à la naissance. C’est une nouvelle qui devrait en principe amener nos dirigeants africains à rendre nos pays viables.

L’Amérique aux Américains. Cela semble l’idée maitresse qui trône dans la tête du président Donald Trump. Il n’a pas tort. Depuis des années, des citoyennes burkinabè partent accoucher aux Etats- Unis. Ainsi, leurs enfants obtiennent de facto la nationalité américaine. Ceci, au regard du droit du sol. Cela devient donc un prestige pour tous ces enfants. Ils bénéficient des mêmes avantages que les citoyens américains ordinaires. Dans notre pays, l’on a bien vu qu’à des moments de turbulences, la mission américaine au Burkina se préoccupe aussi de ces enfants.

Seulement, ce que ces parents oublient, c’est que la grandeur de l’Amérique revient aux Américains. Si aujourd’hui, le pays de l’oncle Sam est envié, c’est que des personnes se sont battues corps et âme pour que ce pays devienne ce qu’il est. Il est la première puissance économique, militaire au monde. Il dispose des meilleurs hôpitaux et des plus prestigieuses écoles et universités. Le pays fait rêver plus d’un. Tout cela est beau, mais le mérite en revient aux Américains d’abord. Pour arriver là où ils sont, il n’y a pas eu de magie, ni de sorcellerie. Le secret, c’est le travail.

Par conséquent, si le pays de George Washington est une référence car le fruit du travail, c’est que nous aussi, nos pays peuvent y arriver. Nous aussi, nous devons mouiller le maillot afin de créer le paradis chez nous. Le Burkina Faso avait réussi le coup sous la révolution. Oh, qui n’était pas fier d’être Burkinabè ? Que c’était beau et grand, de bomber la poitrine et de crier haut et fort : Je suis Burkinabè, un homme intègre. Nous travaillons déjà, c’est bien. Mais, il faut encore redoubler d’efforts. La décision du gouvernement américain ne devrait pas nous déplaire. Elle est venue juste nous rappeler que si tu dors sur la natte du voisin, tu dors par terre.

C’est une décision qui vient également au moment où l’on parle de l’évacuation sanitaire de Djibril Bassolé. Loin de nous l’idée de lui denier ce droit. Mais nous pensons simplement que si l’on y avait pensé en 27 ans de règne, la question ne se poserait pas aujourd’hui. On n’aurait pas besoin d’aller ailleurs pour se soigner, s’éduquer… Cela constitue également une école pour les dirigeants actuels. Il ne faudrait pas qu’à la fin de leur mandat, il n’y ait point un centre de santé capable de soigner les Burkinabè, quelle que soit la pathologie. Comme on le dit, gouverner, c’est prévoir !

Dimitri OUEDRAOGO

Lefaso.net

Source : lefaso.net

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